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 I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]

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MessageSujet: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Ven 9 Sep - 23:38


I'm so sorry !
FT. LINDEN SAVAGE LOWENTHAL

Ah, cet irrésistible besoin d'aller aux toilettes; il semblerait que même les filles les plus mignonnes ne puissent pas l'éviter.
Dieu sait qu'Agnes est une adorable petite princesse, mais il semble qu'aujourd'hui son corps a décidé d'agir comme celui de n'importe quel gueux même pas mignon, et n’a pas réussi à lui empêcher d’avoir besoin d’uriner.
C’est donc avec ses manières tout aussi mignonnes que d’habitude qu’Agnes se dirige vers les toilettes ; ses deux grands yeux vairons fuyant au regard de qui que ce soit, légèrement courbée, les mains croisées au-dessus de la poitrine, comme si elle tenait un objet qui lui était cher – sauf qu’elle ne tient rien -, marchant doucement, par petits pas délicats. C’est délicatement qu’elle ouvre la porte des toilettes, regardant de gauche à droite rapidement ce faisant, comme si quelqu’un la suivait, ou si quelque chose devait lui arriver.
Elle entre donc et fait doucement quelques pas vers les toilettes… Seulement, à ce moment réalise-t-elle la présence d’urinoirs face aux toilettes fermées.
Agnes est assez idiote mais n’est pas non-plus l’Ultimate Imbécile ; elle réalise donc tout de suite qu’elle s’est trompée, et est actuellement dans les toilettes pour hommes. Qui plus est, traînant sans raison apparente, à l’intérieur se trouve un groupe de trois ou quatre garçons – ou non, hommes, Agnes a tendance à ici penser qu’elle est retombée en enfance, qu’elle a 16 ans et qu’elle est de nouveau au lycée – visiblement autour de son âge, si ce n’est légèrement plus âgés. Quoiqu’il en soit, s’ils ne le sont pas, ils sont sûrement persuadés de l’être. Agnes a, finalement, vraiment l’air d’une lycéenne.
Mais comme je l’ai déjà dit, elle n’est pas des plus malines. Aussi, au lieu de s’excuser vaguement et sortir à toute vitesse, comme n’importe quelle personne disposant d’un cerveau entièrement fonctionnel aurait fait, elle décide de faire comme si de rien était, comme si elle n’avait rien remarqué. Seulement, elle décide aussi de ne pas aller aux toilettes – ce serait par trop gênant – et va tout simplement se laver les mains et boire. Mimiquant une personne sûre d’elle-même, baissant les bras très rapidement pour ne plus les avoir près de son cœur d’une manière presque suspecte, elle se dirige vers les lavabos, espérant que les hommes à côté la regarderont d’un air étonné, mais ne diront pas quoi que ce soit.
Mais les choses ne se passent jamais si facilement pour Agnes. Elle est l’Ultimate Victime, elle en a elle-même conscience ; le fait qu’elle fasse partie du projet sur cette île le prouve. Il n’y a personne qui se fasse plus victimiser qu’elle sur cette Terre.  Elle espère toujours que les choses changeront un jour, malheureusement il semblerait qu’une aura autour d’elle appelle aux insultes, moqueries, au harcèlement, et à la pure et simple malchance. Et c’est sûrement pourquoi elle entend les hommes parler d’elle et rire derrière elle.
Elle n’entend que quelques mots, le reste est chuchoté. Mais cela lui suffit pour comprendre que c’est d’elle qu’ils parlent, qu’ils n’ont pas pu l’ignorer. Nerveuse comme jamais, regrettant de ne pas avoir fait plus attention aux signes sur les toilettes, et se détestant énormément, Agnes se lave les mains. Elle fait de son mieux pour rester calme, mais il semble que « son mieux » figure très bas. Ainsi, elle n’est pas étonnée quand quelqu’un lui tape sur l’épaule. Elle se retourne.
Face à elle se trouve un des hommes qu’elle a vu en rentrant. Il n’a pas d’air particulièrement démoniaque, si ce n’est qu’il est largement plus grand qu’elle. Il lui sourit d’un air moqueur, et demande :
« Bonjour, toi. Dis-moi, tu as quel-âge ? », sur un ton presque condescendant.
Agnes baisse la tête, nerveuse, énervée, et déprimée tout à la fois. « Ils me prennent pour une petite fille. », se dit-elle, et elle n’a pas tort. Il faut dire que si l’on arrive à oublier ses formes absolument canons, elle a la tête d’une très jeune fille.
Elle tente de le regarder dans les yeux, mais elle ne peut empêcher son regard de fuir, mais répond malgré tout :
« Je… J’ai 20 ans. »
Immédiatement l’homme tourne la tête vers ses collègues, et leur sourit presque comme s’il allait éclater de rire.
« T’as bien du toupet, de rentrer dans les toilettes pour hommes exprès, et en plus me mentir. Allez, réponds, sérieusement, tu as quoi, 16 ans, non ? Y a pas de honte à avoir tu sais. », dit-il, ponctuant sa phrase d’un clin d’œil digne du plus pédophile des emoji constitués de deux caractères seulement et fréquemment utilisé sur Internet – à l’époque où Internet était une chose à laquelle Agnes avait accès.
Agnes est réellement blessée que l’on puisse la croire si jeune, mais est aussi dégoûtée par l’attitude de cet homme. Elle ne sait pas comment réagir. Elle baisse la tête, et réfléchit à une réponse qui pourrait lui offrir de la paix et une possibilité de s’enfuir, mais n’en trouve pas, et commence à paniquer. Des larmes lui montent aux yeux, c’est trop pour elle.
Mais c’est ce moment que l’homme en face d’elle choisit pour toucher le dessous de son menton du bout de ses deux doigts, et lui relever la tête de force. Surprise, elle n’a pas le temps de ne pas le laisser faire, et se retrouve à le regarder droit dans les yeux. Il semble se moquer d’elle, et elle entend de toute manière les hommes derrière, qui se sont rapprochés, glousser. Une pointe de rire cruel dans la voix, il dit :
« N’aie pas peur ma chérie, on n’est pas méchants. Après tout, c’est toi qui es venue nous voir… »
Non, c’est trop, c’est trop, c’est trop ! Agnes est juste dégoûtée, elle n’en peut plus. C’était juste un accident ! Et qu’est-ce que ça pouvait leur faire ? Il n’a pas le droit de la toucher, avec ses gros doigts probablement sales ! Une seconde, ou deux peut-être, passent, puis elle décide de ne plus se laisser faire ; non, de toute manière, elle ne se laisserait plus jamais faire.
Soudain, elle lève sa tête, et vire d’un grand coup de bras celui qui la touchait. Elle se redresse, tapant presque du pied sur le sol, et serre les poings. Sans qu’elle ne puisse rien n’y faire, des larmes lui montent aux yeux une fois encore, et elle décide de rapidement d’exprimer avant de commencer à pleurer.
« Lâchez-moi ! Vous… Vous n’avez pas le droit ! Je ne suis pas une enfant et encore moins un jouet ! Vous n’êtes qu’un… un… »
Les larmes sur le point de couler sur ses joues, elle s’apprête à l’insulter, d’un mot qui parfaitement le décrirait, et qui apaiserait sa colère. Mais durant sa tirade, l’homme s’est mis à sourire d’un sourire encore et encore plus malsain ; aussi ne lui laisse-t-il pas le temps de finir sa phrase et l’attrape-t-il par la taille, la collant soudainement à lui, d’une force qu’elle n’aurait pu contrer, eut elle été préparée. Elle peut voir son visage tout près du sien, sentir la chaleur de son corps, dans le sens plus que négatif du terme, et sentir son horrible haleine quand il respire et parle.
« Voyons, voyons… c’est pas la peine de te mettre dans tous tes états… on passe juste un bon moment entre Ultimates… »
Ultimate ? Pourquoi a-t-il ressenti le besoin de parler d’Ultimate ? Puis de toute manière, quel peut  bien être son Ultimate ? Je me permets de dire que c’est probablement l’Ultimate Bâtard – mais Agnes n’oserait jamais même penser une chose pareille. Quoiqu’il en soit, non, juste non.
Il la tient fermement, lui caresse le dos. Non, juste non. Agnes panique. Elle ne sait pas quoi faire. Elle pleure sans vraiment pleurer ; les larmes coulent mais elle semble vide de toute tristesse. Elle a envie de hurler. Mais elle ne sait juste pas quoi faire, elle ne peut rien faire. Elle essaie d’articuler des mots, mais elle ne parvient pas à émettre le moindre son. Alors elle reste là, les yeux grand ouverts par le choc, comme si se laissant faire.
Elle est désolée. Non. Elle le hait. Non. C’est sa faute. Non. Elle n’a rien fait. Non. Elle veut juste que tout ça soit fini. Elle veut disparaître. Là. Maintenant. Tout de suite. Ne plus rien sentir. Ne plus le sentir. Elle arrive presque à oublier qu’elle est là, à trouver un monde où elle ne serait plus…
Mais il l’attrape des deux bras, ne parlant plus. La recule, la fait presque buter contre le lavabo. Cela la ramène dans le monde réel, et de nouveau, elle panique, et cette fois-ci va pour de bon pleurer. De sa main, il s’approche de sa poitrine, de plus en plus, de plus en plus proche…
Non, non, non, il ne peut pas faire ça, c’est horrible ! Agnes n’a rien fait ! Elle s’est juste trompée de toilettes ! C’est tout sauf une raison de… de…
Oh, s’il vous plaît, quelque chose, quelqu’un !


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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Sam 10 Sep - 1:49


Ain't that, like, totally dangerous ...?



Les toilettes.
Ils s'en passent souvent, des choses, dans les toilettes ; que ça soit les rassemblements de jeunes filles – dont la science à ce jour n'en trouvait encore la raison -, ou bien de simples gossip, pouvant aller jusqu'à de véritables agressions … Ah, pourquoi un lieu dont la principale raison d'exister est d'y déféquer et laisser son corps se libérer afin d'atteindre une sorte de paix intérieure est devenu un lieu aussi sordide ? Une question que l'on ne comprendra jamais véritablement, mais dont la Lowenthal a une réponse plus ou moins aussi stupide : c'est qu'en parlant de se libérer physiquement, les gens vont aussi se libérer mentalement. C'est con, mais que voyez-vous d'autre que cela ?

Mais pourquoi parlons-nous de toilettes, actuellement ? Parce qu'il se trouve, qu'au même moment, la Lowenthal devait s'y rendre. Envie de pisser, de chier – ou, dans des termes plus « propres » (aucun jeu de mots n'était ici intentionnel, on vous le promet), couler un bronze ? Pas tellement, non. Oui, elle avait bien envie de pisser, mais ça pouvait encore attendre un peu ; en vrai, voilà que Linden était plus ou moins couverte de … boue. Non, pas totalement non plus, mais disons que la majeure partie de la boue se présentait sous forme d'éclaboussements du côté droit ; ce qui n'était pas étonnant, puisque, dix minutes auparavant, ce qui s'apparentait à l'Ultimate Cycliste venait de lui passer à côté, alors que la boue était encore fraîche de la veille ; prenant la fuite, ne s'excusant même pas, et laissant donc la pauvre blonde couverte de boue.
La voilà présentement donc dans une tenue peu agréable à conserver, si ce n'est particulièrement dérangeante ; la boue reçue ayant principalement touché les cuisses de son jean et le bas de son sweater sans manches. Heureusement pour elle, son habituel sac à bandoulière n'avait reçu peu voire aucun dégâts.

C'est en ruminant donc légèrement – même si, au final, elle restait particulièrement calme au fond d'elle – que ce petit bout d'Amérique du nord se rendit aux toilettes les plus proches ; soit celles du bâtiment principal. Il y avait pas mal de monde dans les couloirs, des gens dont l'Ultimate était plus ou moins distinguable ; et peu importe leur groupe, leur sexe, leur Ultimate … Chacun regardait la Lowenthal de travers, tandis que celle-ci conservait son habituel sourire indifférent. Elle les comprenait un peu, à vrai dire. Même sur cette sorte d'Isla Nublar version Le monde a un incroyable talent, c'était pas courant que de voir des gens sales. Même s'ils semblent ne pas l'avoir fait exprès … ?

Elle s'avançait dans les couloirs, à la recherche de toilettes disponibles sans qu'il y ait qui que ce soit pour la déranger … Et c'est là qu'elle le vit enfin, son Saint-Graal ; les portes des toilettes, au bout du couloir bien plus vide que les autres. Hallelujah ! Sans faire attention, ni crier garde, son sourire apaisé s'élargit, et c'est dans un grand geste qu'elle ouvrit la porte.
Ah, mince, voilà qu'en l'ouvrant d'un coup, elle avait cogné dans quelqu'un.

« Ah, merde. Pard ... »

Refermant légèrement la porte, laissant passer le bout de son nez dans l'ouverture, c'est là qu'elle vit que le problème n'était pas elle. Oh. Oh. Eh bien. Etait-ce une représentation en directe d'une agression perpétrée par des hommes – aux airs particulièrement idiots et imbus d'eux-même – sur une jeune fille, frêle et innocente, dont le regard semblait crier à l'aide à un preux chevalier ? On dirait bien, oui. Petit problème, ce n'était pas un preux chevalier qui venait d'arriver, mais une simple midget d'un mètre quarante-neuf dont le talent principal était toujours d'arriver dans les bons, comme les pires moments.
Un peu comme là, en fait.

Et c'est d'ailleurs lorsque Linden réalisa que son talent lui avait encore joué des tours – sa journée était bien trop calme maintenant qu'elle y pensait – qu'elle soupira, riant légèrement : encore, une fois de plus, totalement en décalage avec le monde qui l'entoure. Elle fixa les personnes se trouvant dans la pièce, léger sourire compatissant aux lèvres, avant de dire, de sa voix qu'elle trouve si insupportable :

« Désolée de déranger. »

Puis, lentement, silencieusement, elle referma la porte des toilettes - après avoir fait un salut militaire ; et ce, avant de lever son regard vers le logo des toilettes. Oh. Elle s'était véritablement trompée de toilettes, une chose qui ne lui était pas arrivé depuis voilà bien d'années. Une chose qui paraissait anodine, mais qui, avec un tel Ultimate, ne l'était pas. Après tout, pourquoi le jour où elle se remettait à commettre une telle erreur d'inattention, il fallut tomber sur une scènes des plus malsaines ? Quand on y pense, même, ne devait-elle pas faire quelque chose pour elle ?

La Lowenthal inspecta les alentours quelques secondes, avant de, finalement, poser de nouveau son regard sur les logos. Elle les fixa longuement, l'un après l'autre. Suffisamment pour qu'une idée lui vienne en tête.

- - - - -


« Excusez-moiii. lâcha-t-elle d'une voix enjouée, mais aussi presque totalement dénué d'intérêt.

Entrant de nouveau dans ce qui s'apparentait comme les toilettes des filles, un grand sourire presque niais sur le visage – à ce moment-là, il était difficile de voir si elle était sincère ou non dans ce sourire, bien trop grand qu'à son habitude -, elle salua de la main les garçons et la pauvre agressée comme de bons vieux amis. Oh, mince, avait-elle encore cogné le même que tout à l'heure avec la porte, ou était-ce son copain ? Difficile pour elle de le dire, vu qu'ils se ressemblaient tous dans leur stupidité. Mais là n'était pas le sujet.

« Messieurs, je crois que vous vous êtes trompés de toilettes. Tous ensemble, en plus … C'est dommage de se tromper quand on est grands comme vous, mais bon, ça arrive de temps en temps je suppose. M'enfin, c'est possible que vous sortiez, du coup ? Cela serait un peu gênant si d'autres filles que nous venaient à vous tomber dessus, je pense. »

Etait-ce nécessaire que de rajouter plusieurs couches, dont la seule utilité aurait été de les provoquer ? Pas vraiment, non. Pas du tout, même. Mais Linden espérait que la honte les prenne plus que la colère. Après tout, c'était un peu l'embarras qui liait le plus les poings et les pieds des gens, aussi forts physiquement soient-ils. Enfin, surtout s'ils sont forts physiquement.






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Dernière édition par Linden S. Lowenthal le Dim 11 Sep - 3:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Sam 10 Sep - 17:00


Thank God...
FT. LINDEN SAVAGE LOWENTHAL

Comme si, pour une fois, les prières d’Agnes étaient récompensées, c’est exactement au bon moment que la porte menant aux toilettes s’ouvre brutalement, bousculant un des collègues de son agresseur.
Surpris, celui-ci éloigne subitement sa main de la poitrine de la jeune femme, mais ne la lâche pas pour autant. Peut-être espère-t-il se faire passer pour son petit ami ; ce qui paraît compliqué, puisqu’il n’est pas seul, et ses collègues admirent le spectacle d’un grand sourire malsain.
La personne étant entrée s’excuse immédiatement :
« Ah, merde. Pard… », commence-t-elle, mais elle ne finit pas sa phrase.
Elle était en train de fermer la porte, mais s’est arrêtée en pleine phrase, probablement ayant réalisé ce qu’il se passait.
Mais commençons par le commencement.
Elle ?! C’est indéniablement une fille. C’est reconnaissable par le peu qu’Agnes a pu voir de son visage, et par sa voix. Pourquoi une autre fille était-elle rentrée dans les toilettes pour hommes ? Ça ne peut pas être un hasard. Les panneaux doivent être inversés, ou quelque chose du style. Ce qui veut dire que ce n’est pas la faute d’Agnes si elle s’est trompée… Alors pourquoi, pourquoi tout ceci est-il en train de lui arriver ?
Mais alors que les trois hommes la regardent d’un air choqué et énervé, et qu’Agnes la fixe de ses grands yeux humides, ne sachant plus que penser, la jeune fille rit. Elle rit. Puis s’en va, disant :
« Désolée de déranger. »
Et voilà. Peut-être finalement a-t-elle cru qu’Agnes était consentante à ce qu’il se passait. Quoiqu’il en soit, elle est partie. C’est fini. Cette arrivée subite ne sauvera pas la vie d’Agnes. C’était juste une interruption. Un témoin qu’ils forceront peut-être au silence plus tard, s’ils la trouvent.
Les trois hommes se retournent vers Agnes, ne prononçant pas un mot. Ils ne sourient plus ; leurs sourcils sont froncés. Ils ne semblent plus juste vouloir s’amuser. Ils sont sérieux.
C’est horrible, juste horrible.
Il colle la main à son cou et approche son visage du sien, tellement rapidement qu’elle comprend qu’il est à présent pressé de faire ce qu’il veut faire, pour que plus personne ne l’interrompe. Ses collègues se tournent, et se dirigent vers la porte, comme pour la barricader.
C’est horrible, juste horrible.

Mais, juste au moment où ils allaient bloquer la porte, elle se rouvre aussi violemment que la première fois, bousculant de nouveau le même homme que précédemment. Et c’est, une fois encore, cette fille blonde qui rentre, un sourire aux lèvres plus large encore qu’à sa première entrée.
« Pourquoi est-elle revenue ? », Agnes se demande-t-elle. Son visage est toujours tout proche de celle de son agresseur, dont la main touche son cou. Mais elle n’a qu’à légèrement tourner la tête pour apercevoir en entier la jeune fille qui vient d’entrer.
Et c’est pourquoi elle se pose la question. Pourquoi est-elle revenue ? Elle doit faire au maximum 1m50, et n’a pas l’air particulièrement fort. Elle ne va jamais ni pouvoir sauver Agnes, ni pouvoir s’échapper des trois hommes qui vont sans doute l’attraper. Qui plus-est, avec le sourire.. ? Elle doit être folle. Je me permets de dire qu’elle sûrement plutôt conne, mais Agnes n’oserait jamais même penser une chose pareille.
Quoiqu’il en soit, la nouvelle arrivée dit immédiatement :
« Excusez-moiii. », puis, faisant un pas de plus vers l’intérieur des toilettes,
« Messieurs, je crois que vous vous êtes trompés de toilettes. Tous ensembles, en plus… C’est dommage de se tromper quand on est grands comme vous, mais bon, ça arrive de temps en temps je suppose. M’enfin, c’est possible que vous sortiez, du coup ? Cela serait un peu gênant si d’autres filles que nous venaient à vous tomber dessus, je pense. »
Tout ce gardant le même grand sourire que depuis son retour.
« … Eh ? »
Agnes est confuse. Non, elle est troublée. Eh ? C’est les toilettes des filles ? C’est eux qui se sont trompés ? Mais ce n’est pas possible, il y a des urinoirs ! Cette fille est définitivement folle. Mais elle a l’air tellement sûre d’elle…
Elle a l’air tellement sûre d’elle que les hommes aussi sont extrêmement confus. Les deux près de la porte regardent tout autour d’eux d’un air idiot, et quant à l’agresseur d’Agnes, il la lâche enfin et se tourne vers la blonde, fronçant plus encore les sourcils.
Enfin libre ! Elle ne sait même pas si elle l’a fait exprès, mais Agnes est très reconnaissante de l’intervention de cette jeune fille. Quoiqu’il en soit, elle s’éloigne d’un pas de son agresseur, et reste plantée là quelques secondes, d’un air presque terrifié, puis s’enfuit vers le fond des toilettes pour être le plus loin possible de lui, sans n’avoir à passer devant les autres par la porte.
Elle ne veut pas s’accroupir, ou se tourner vers le mur, pour tenter de garder sa stature et un minimum de crédibilité ; mais, envahie par le stress, elle se met à pleurer.
Ses yeux sont emplis de larmes, aussi sa vision est-elle trop floue pour voir ce qu’il se passe devant elle. Elle les entend parler mais ne les entend pas, ses oreilles trop occupées par ses propres sanglots.
Elle tente vaguement de défroisser ses vêtements et les remettre en place, bien qu’elle ne le voie pas, pour sembler faire quelque chose ; mais elle craque, et se laisse tomber sur le sol, s’assoit en tailleur et plonge sa tête entre ses mains pour pouvoir pleurer franchement et faire moins de bruit.
Elle est bien sensible, me direz-vous, mais qu’auriez-vous fait à sa place ? Agnes est une victime, elle l’a toujours été, et le sera toujours. Elle déteste ce fait, mais ne peut rien y faire.
Elle est en colère, elle est triste, et elle vient de se sortir d’un énorme coup de stress. Elle ne peut que pleurer et espérer que les choses vont bien se passer.


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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Mar 27 Sep - 22:17


Alright, better than nothing.


Ah, dans quelle situation se trouvait-elle, à présent ? Maintenant qu'elle y repensait, Linden avait omis le fait que des urinoirs pouvaient bien être dans les toilettes des hommes. Mais ce n'était pas non plus comme si elle était habituée à y être ; après tout, elle n'avait pas de braquemart dissimulé dans son jean, et … et encore moins de seins non plus, à vrai dire. Et puis, merde, pourquoi il fallait se casser la tête à imaginer deux types de toilettes dans lesquels les gens irait décanter leurs déchets corporels ? Ne pouvaient-ils pas simplement faire des toilettes simples ? Mais là n'est pas la question.
Y avait-il des urinoirs présents ? Ah, oui … En effet. Maintenant que Linden jetait un petit coup d'oeil vers le fond de la salle, il en avait bien. Mais, ces derniers étaient dissimulés plus loin dans la pièce, derrière un cabinet. Les avaient-ils remarqués ? Il semblerait que cela soit bien le cas pour la pauvre victime de cette histoire, mais qu'en est-il des agresseurs ?

Voilà que celui qui semblait être leur leader s'approchait de la demi-portion, l'air menaçant. Une vraie montagne, aux yeux de la blonde ; et pourtant, elle ne flancha pas. Certes, elle avait fait une légère – pour ne pas dire peut-être énorme – erreur de calcul ; surtout que cette île n'était décidément pas faite pour accueillir des agneaux. Mais même si elle risquait d'en pâtir, d'en manger sévère, Linden continuait de sourire comme un enfant, se grattant l'arrière de la tête. Face à elle, à quelques centimètres, il était bien plus grand. Bien trop grand. Il s'apprêta à parler, monter sa grosse voix bien virile par la testostérone, et là …

« JE VOUS MERDE ! »

Et voilà qu'elle tira de nouveau la porte, cognant pour la énième fois le même garçon ; avant de piquer un sprint dans le couloir, telle une gazelle poursuivie par des lions. Et c'était le cas. Elle était véritablement poursuivie par les fauteurs de troubles, elle était véritablement devenue leur nouvelle cible à taper. Sous le doux rythme des pas effrénés retentissaient de magnifiques insultes à son égard : connasse, sale chienne, sale naine de mes couilles que je vais niquer, … Ah, tiens, le dernier était nouveau à ses oreilles.

Elle courut sur un bon étage, traçant ses poursuivants ; une bonne chose, dont elle pouvait être fière. Si être petite est un désavantage dans la vie de tous les jours, il lui permettait néanmoins d'être plutôt légère, et donc de prendre ses jambes à son cou aussi vite qu'un lièvre.
Cependant, elle ne pouvait pas non plus continuer ainsi. Il fallait en finir, et vite ; raison pour laquelle, dans un croisement, elle s'empressa de rentrer dans une salle de classe vide, et refermer aussitôt la porte. Très vite, elle se plaqua contre la porte, assise. Les pas de course de ses assaillants résonnaient dans le couloir, et, lorsqu'elle comprit qu'ils l'avaient perdue de vue – de par leurs insultes de nouveau, bien plus sévères que les précédentes –, et qu'ils repartirent bredouilles, Linden se faufila alors dans les couloirs, discrètement, silencieusement, pour retourner dans les toilettes en question. Tel un petit animal, elle entra de nouveau dans la pièce, et referma la porte derrière elle. Pour une fois qu'elle ne cognait personne, par ailleurs.

Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver la pauvre demoiselle, auparavant en détresse. Celle-ci avait fondu en larmes au fond des toilettes, et était par terre, repliée sur elle-même. Le son de ses pleurs recouvraient la pièce, et cela suffisait à Linden pour la mettre mal à l'aise.
Elle pleurait. Elle était en larmes. Elle était triste, donc. Et, en général, il est difficile de tenir une conversation rationnelle avec les personnes qui pleurent ; car, dans ces moments-là, ils s'appuient plus sur leurs émotions que leur raison. Et ça, c'était quelque chose que la Lowenthal avait du mal. Après tout, l'américaine a tendance à ne pas forcément faire attention à ce qu'elle dit, et tient à être franche plutôt que bien trop doucereuse, et risquer donc de donner de fausses idées.
Que faire, donc ? Elle ne savait pas trop comment l'aborder, mais, en même temps, elle ne pouvait pas la laisser ici non plus. Elle avait certes changé les panneaux des toilettes – quiconque viendrait à partir de maintenant donc se tromperait de toilettes –, mais ce n'était pas non plus comme si elles pouvaient rester ici trop longtemps non plus …

« Euh …, commença-t-elle d'une voix hésitante. Ça va aller ? T'es pas blessée, tu peux te lever ? »

Le principal, c'était au moins de voir si elle allait bien ou pas ; c'est pourquoi, après avoir dit cela, Linden posa, le temps d'une seconde, sa main sur son épaule. S'il y avait une chose qu'elle savait bien, c'était qu'un léger contact physique permettait aux gens de s'ouvrir les uns aux autres. Peut-être que, en agissant ainsi, elle arriverait à lui donner un minimum de confiance … Quoique, c'est pas difficile d'inspirer confiance quand on mesure trois pommes.




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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Sam 1 Oct - 19:16


I'm so sorry...
FT. LINDEN SAVAGE LOWENTHAL

Agnes n’ose même pas regarder en face d’elle. Elle ne sait pas ce qu’il se passe, et, au fond, elle ne veut pas le savoir.
Ce n’est même plus de la peur qu’elle ressent. Elle ne sait pas si c’est fini, mais elle ne s’en inquiète plus. La colère les ayant gagnés, peut-être ses agresseurs auront-ils changé d’idée, et ne feront que la frapper : et être frappée, pour Agnes, serait largement mieux, quelle que soit la violence des coups donnés, que ce qu’ils semblaient sur le point de faire.
Elle est horrifiée. Choquée. Triste. Et surtout, elle en a marre. Marre de toujours être la victime, alors qu’elle n’a rien fait. Est-ce sa faute ? Est-ce sa faute si elle existe, est-ce sa faute si elle est mignonne, est-ce sa faute si elle est faible ?
Quoiqu’il en soit, elle ne peut s’empêcher de sangloter. Elle est juste… épuisée. Rien de mieux ne peut la décrire. Tellement épuisée qu’elle pourrait pleurer sans jamais s’arrêter.
Ou peut-être pourrait-elle mettre fin à ce calvaire.
« Non ! », non, ce n’est pas possible, Agnes ne peut pas faire ça ; ainsi pense-t-elle avant de se remettre à sangloter de plus belle.
Elle entend une sorte de cri, ou d’exclamation, qui semblerait venir de la jeune fille, mais elle ne le discerne pas bien. Puis elle entend une sorte de remue-ménage, suivi d’un claquement de porte, et de lourds bruits de pas, faisant penser à une poursuite.
Agnes, les yeux emplis de larmes, essaye de lever la tête pour voir ce qu’il se passe ; ce qui prend plus de temps que ce qu’elle aurait pu imaginer. Sa vision est complètement obstruée par les larmes ; tout est flou devant elle ; et il semble que même tenir sa tête droite demande énormément d’efforts.
Elle se frotte les yeux du mieux qu’elle peut contre ses manches, et se forçe lentement à lever la tête. Sa vision prend quelque secondes avant de redevenir nette, et quand elle peut enfin visualiser la pièce, elle constate qu’elle est… vide.
Il n’y a plus personne d’autre qu’elle. Agnes n’est pas complètement idiote ; elle comprend très vite ce qu’il s’est passé. Après une engueulade, la jeune fille a pris la fuite et… ils l’ont poursuivie.
Oh, non, non ! Elle est toute petite, ils vont l’attraper, et la frapper, et Dieu sait quoi… Non, non, ça ne peut pas arriver, c’est sa faute, c’est la faute d’Agnes si elle est revenue et leur a parlé !
Mais qu’Agnes peut-elle faire ? Elle ne sait pas à quelle distance ils peuvent être à présent. C’est trop tard.
Agnes se sent horrible. Elle n’a même pas la force de se relever. Dans son esprit troublé, c’est comme si l’autre jeune fille est morte, et que c’est entièrement sa faute.
Elle se remet à pleurer. C’est sa faute. Non. C’est la faute de son Ultimate. Non. C’est sa faute. Non. C’est les deux. Non, c’est sa faute, c’est sa faute !
Plus le temps passe, plus fort elle pleure. Si seulement elle n’était jamais venue là… si jamais elle n’était jamais arrivée sur cette île… Si elle s’était… sui… ci…
Perdue dans ses pensées, et prise par ses pensées, Agnes n’entend pas la porte se rouvrir, et n’entend pas non plus une fille blonde d’environ 1m50 s’approcher d’elle.
Mais elle entend le son d’une voix, qu’elle ne peut d’abord pas discerner.
« …a aller ? T’es pas blessée, tu peux te lever ? », dit la voix, avant de légèrement poser sa main sur l’épaule d’Agnes.
C’est elle ? C’est elle, n’est-ce pas ? Alors, elle va bien ? Elle a réussi à s’enfuir ?
Agnes n’arrive pas à y croire. Elle était bien sûr encore stressée à cause de ce qui avait failli lui arriver mais… rien ne l’inquiétait plus que ce qui aurait pu arriver à cette jeune fille par sa faute.
Agnes sèche ses yeux d’un coup de manche, les fait cligner plusieurs fois rapidement pour s’assurer de bien y voir, et regarde avant attention la petite blonde en face d’elle.
Elle ne semble pas blessée. Non, elle semble même très bien aller.
Agnes, soudain, se sent bête. Elle s’est inquiétée pour rien. En plus de s’être laissée faire…
Elle lève la tête, et regarde le plafond d’un air vide. Les larmes terminent de couler sur ses joues, et plus rien ne monte à ses yeux.
« Oh. », dit-elle doucement.
« Oh, oh, oh. », se répète-t-elle intérieurement.
Que dire… que penser de plus ? Ne s’est-elle pas donnée en spectacle ? Au fond, pourquoi était-elle si inquiète ? Depuis le temps… elle devrait être habituée. Elle devrait ne plus n’en avoir rien à faire.
Elle baisse la tête, et regarde face à elle, l’air toujours aussi vide. Elle se lève, faisant bien attention de ne pas toucher la jeune fille face à elle. Une fois debout, elle baisse la tête pour la regarder ; elle est atrocement petite. Agnes rencontre rarement des gens plus petits qu’elle.
Puis elle détourne le regard. Elle ne sait pas quoi dire. Une partie d’elle a envie de remercier chaleureusement la jeune fille, et une autre a envie de se transformer en statue.
« Je vais bien… ». Sa voix se brise légèrement, dû aux larmes qui viennent juste de couler. « Merci. »
Après ce merci, la gorge d’Agnes refuse de laisser passer quoi que ce soit d’autre.
Les sourcils arqués comme si souvent, Agnes remonte la main à sa poitrine, et regarde la jeune fille. « Je suis si désolée. », a-t-elle envie de dire, mais elle n’y arrive pas.
Seulement, elle s’efforce ; et au moment où elle ouvre la bouche pour le dire, une soudaine douleur lui passe sur le crâne. La douleur n’est pas si forte, mais surprenante, aussi Agnes a-t-elle le réflexe de se baisser légèrement et d’approcher les mains de son visage, s’écriant :
« Aïeeeuuh ! »
C’est un objet qui est tombé sur sa tête ; plus précisément une dalle du plafond. Agnes peut la voir au sol, presque cassée en deux. Agnes sait bien que les plafonds sont souvent très mal faits, mais au point de lui tomber dessus ? On dirait que son Ultimate ne la lâche pas, aujourd’hui.
Agnes relève légèrement la tête, et fixe la blonde dans les yeux, à la manière d’un personnage lançant un regard caméra dans The Office.


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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Mar 25 Oct - 2:32


… Wow, what a curse.

feat Agnes Cheshire

Une bonne chose est que, une fois que celle-ci eut relevé la tête, Linden put comprendre qu'elle allait bien. Ces racailles – probablement pas de bac à sable malheureusement – semblaient ne lui avoir pas fait grand mal, ou, plutôt, n'avaient pas eu le temps de lui faire subir des atrocités. Un point donc qui permit à Linden de remercier son Ultimate, qui, pour une fois, a pu servir à quelque chose d'autre que la mettre dans le pétrin uniquement. Cependant, la femme qui se présentait devant elle semblait encore assez secouée par la situation, ce qui fit soupirer la Lowenthal, sentant en elle une légère pointe d'inquiétude.

Être là, comme ça, avec une femme – malgré ses airs enfantins, la demoiselle semblait tout de même plus âgée que la Lowenthal - qui a failli se faire agresser, cela ne faisait que lui rappeler que cette île est comme une prison. Il y a de tout : que ce soit en nourriture, en matériel, en locaux pour étudier, … Rien n'y manquait, tout y était ; un véritable paradis donc, qui permettrait donc de vivre sans se soucier de quoique ce soit. Malheureusement, la réalité est souvent injuste, et c'est en cela que cette vision idéaliste s'effondre. L'Homme reste mauvais, avare, et c'est de par cette nature que, même en ayant tout, celui-ci veut toujours plus. Au point d'empiéter sur les autres, soit les plus faibles ; et ce, sans que ces derniers ne puissent faire quoique ce soit pour se défendre, si ce n'est crier à l'aide … ou endurer la douleur qui leur est infligée.
Et ça, Linden le savait très bien. Même : elle le connaissait très bien, et c'est pour cette raison qu'elle soupira, comme l'a toujours fait sur cette pensée.

L'air craintif, évitant tout contact avec le modèle réduit – chose que celle-ci comprenait parfaitement en soit -, c'est une fois debout que l'inconnue, encore tendue, remercia la naine, sa voix trahissant encore plus sa peur encore présente. A la suite de quoi, la blondinette en question se sentit légèrement embarrassée.

« Oh, euh … J'ai rien fait de particulier, franchement, c'est rien. Et puis, on va dire que c'est naturel ? Enfin … »

Se grattant la joue dans un tic nerveux, son regard tourné vers le côté ; accompagné d'un léger rire et sourire nerveux, tandis qu'elle agitait son autre main. Elle n'était pas habituée aux remerciements, et encore moins pour quelque chose qui lui paraissait totalement anodin. Après tout, elle n'avait fait qu'entrer et sortir des toilettes, bousculant et provoquant des personnes trois fois plus grandes qu'elle. Cela ne changeait donc grandement de ce qu'elle a pu vivre par le passé.

« Toujours est-il que – »

Un bruit soudain, un mouvement brusque, suivi d'une exclamation de douleur ; et voilà que la pauvre interlocutrice de l'américaine se trouvait au sol à nouveau, ayant visiblement pris un coup de la part de … d'une dalle ?
Levant le nez au plafond, c'est en constatant la provenance de cette même dalle que Linden lâcha un petit « Oh. » de réalisation, teinté d'étonnement. Cette malchance. Si elle se croyait plutôt malchanceuse avec l'Ultimate qui lui a été attribué, voilà qu'une autre personne dépassait de loin le mal qui pouvait lui tomber dessus en moins d'une demie-heure. Etait-ce dû à son Ultimate ? Si oui, lequel est-ce ? Un lié à la chance, probablement ?
Des questions auxquelles elle ne pouvait avoir de réponse pour le moment. Après tout, ce n'était pas vraiment le meilleur moment pour poser ce genre de questions, surtout lorsque quelqu'un vient de se blesser … et ce, sans doute pas pour la première fois, ni la dernière.
C'est pourquoi, dans un réflexe, la Lowenthal posa délicatement sa main sur la tête de la demoiselle, caressant gentiment le sommet comme pour essayer de soulager la douleur. C'est quelques secondes après qu'elle lâcha sur un ton légèrement inquiet :

« Ca va aller … »

… Une phrase qui la fit remarquer que, sans doute n'était-il pas approprié de caresser la tête des autres sans leur avis, et encore moins lorsqu'ils sont sur la défensive. Raison pour laquelle elle retira très vite sa main, la levant en l'air, à hauteur de son épaule.

« Désolée. C'est peut-être pas très approprié... »

Nouveau rire nerveux, accompagné d'un grand sourire de la même trempe. Linden était loin d'être douée pour réconforter les gens, et encore moins les aider à aller mieux physiquement, surtout si l'on prenait en compte le fait qu'elle-même était un cas particulier en matière de maladies et autres souffrances physiques.

« J'espère que ça ira mieux en tout cas ! Et, euh … Ah, oui, tiens. »

La Lowenthal se mit à fouiller dans son sac, laissant le son de plastique si authentique aux paquets de chips résonner dans la pièce, puis en sortit un carnet et un stylo. Elle gribouilla très vite quelques mots dessus, d'une écriture brouillon mais assez soignée, avant d'arracher la page et la tendre à son interlocutrice.

« Tiens ! Mon nom, prénom, et aussi mon numéro de chambre. On sait pas si les gars de tout à l'heure vont revenir ou pas, alors … Vaut mieux prévenir que guérir ! Si y a un souci, hésite pas. A une prochaine ! »

Un pas, deux pas, trois pas, puis enfin la blondinette tourna le dos à la jeune femme, ses pas s'accélérant vers la porte de sortie. Elle ne se sentait pas rester là plus longtemps, et puis … Elle avait toujours un peu envie d'aller aux toilettes, mais dans un coin un peu plus calme.
Au bout de quelques secondes, l'américaine fut déjà sortie des toilettes, et, une minute plus tard, voilà qu'elle était introuvable dans le coin. Qui plus est, les pancartes des toilettes ont été remises à leur place, bien qu'elles n'ont été vraiment utiles sur le moment.
Un peu comme si elle n'était jamais passée par là.






'If there's evil in this world, it lurks in the hearts of men.'

(Merci à Willow pour le kit et le pin's ! <3)

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MessageSujet: Re: I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]   Mar 25 Oct - 3:17


It's over.
FT. LINDEN SAVAGE LOWENTHAL

Agnes n’est même plus triste, ou stressée, ou énervée. Elle est juste épuisée.
Elle fixe le vide, sans rien dire. Que dire après cela, de toute manière ? Ce n’est plus être malchanceuse, à ce rythme-là ; c’est presque être l’Ultime… ah bah oui, tiens.
Quoiqu’il en soit, elle soupire. Elle n’a même pas envie de commenter ce qu’il vient de se passer. Elle n’a surtout pas envie d’expliquer à quel point son Ultimate est rabaissant.
Alors que la jeune femme reste là, immobile, la petite blonde lui caresse le crâne, d’un geste qui se veut rassurant, et lui dit :
« Ça va aller… »
Là encore, Agnes ne sait pas quoi dire. De toutes les personnes ayant essayé de la rassurer, et autant dire qu’il y en a eu beaucoup, celle-ci est de loin la plus maladroite. Très gentille, sûrement… Mais c’est bien la première fois que quelqu’un lui caresse le crâne.
La blonde, s’en rendant probablement compte, retire assez rapidement sa main.
« Désolée, c’est peut-être pas très approprié… », ajoute-t-elle.
Effectivement. Mais ce n’est pas grave. Et c’est assez bas, mais d’un ton clairement plus calme qu’elle l’était précédemment qu’Agnes le lui dit.
« C’est pas grave… »
Agnes se redresse. Il est temps de mettre fin à ce manège. On se calme. On respire. C’est fini, le grand méchant monsieur est parti.
Voilà qu’elle-même commence à se prendre pour une enfant.
Quoiqu’il en soit, elle regarde une fois de plus la petite blonde face à elle, qui semble soudainement empressée. Serait-ce de l’embarras dû au fait qu’elle vient de caresser le crâne d’une femme qu’elle vient de rencontrer ? Agnes ne saurait-dire.
La jeune fille lui souhaite de bien aller ; Agnes hoche tout simplement la tête. Cela ne sert à rien d’ajouter des remerciements, à ce stade. Elle doit bien savoir qu’elle lui est reconnaissante… Et sûrement se doute-t-elle de sa terrible honte.
Elle donne à Agnes un papier avec des informations à son sujet, et s’en va presque aussitôt. Agnes ne trouve rien à dire. Elle suppose que c’est gentil.
Elle essaie de rire de la situation, mais n’en a pas le cœur… Aussi, tout simplement, remet-elle une fois de plus ses vêtements en place, attend-t-elle une minute, pour être certaine que l’autre fille ait eu le temps de filer, et sort elle des toilettes.
Personne évidemment, autour, de ne se doute de ce qu’il s’est passé. Ils peuvent sûrement voir qu’elle a pleuré, mais personne ne lui dit rien. Elle s’en va, sans un mot, sans se retourner, marchant aussi vite qu’elle le peut pour être certaine de ne pas revoir ses agresseurs.
Elle n’a qu’une envie ; s’installer sur son lit, avec un bon thé, et lire peut-être un BD pour se relaxer, en écoutant ses musiques préférées.
C’est ainsi qu’elle oublie toujours tous ses incidents.


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I'm so sorry ! [Linden S. Lowenthal]
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