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 Silence makes rooms even bigger!

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MessageSujet: Silence makes rooms even bigger!   Ven 23 Sep - 3:38


Il y a de cela plusieurs jours, la vie quotidienne d'une star prenait un tournant décisif et radical. "Remerciée" de son précédent établissement scolaire, un mail l'avait "intéressée" à une expérience sociologique. Elle se souvenait vaguement d'un rendez-vous et puis... Et puis...
La chambre dans laquelle elle s'était éveillée était très personnelle : rose, un grand lapin blanc sur le mur, bon nombre de ses affaires et son matériel éparpillé comme à la maison. Mais elle n'était pas "à la maison" et il lui suffit de quitter la pièce pour s'en rendre compte. Face à elle, une jeune femme aux cheveux d'un blond très clair, peut-être décoloré, bien plus âgée et surtout, peu bavarde. Rapidement, elles comprirent la place qui était la leur dans cette danse et, d'apparence, cela ne changea pas trop ses habitudes casanières : vivre de nuit, traîner sur l'ordi', mixer, publier, streamer, des activités qui se limitaient toutefois à l'île elle-même, le temps de l'expérience. Ironiquement, la colocataire semblait suivre le même rythme, mais elle ignorait son véritable métier, son "ultimate". Car oui, il semblait que tout-le-monde avait un "ultimate quelque chose" sur cette île, le but-même de l'expérience étant de réunir un expert par domaine, pour une infinité de domaines. Intrigant. Mais difficile de poser des questions quand on est muette. Au moins sa colocataire n'était pas l'ultimate compreneuse de langage des signes, c'était une info ! Restait à dénicher les autres... Mais sa présence était quelque peu rassurante, étrangement. So Youn avait beau rechercher la solitude, elle avait pu remarquer quelques altercations depuis son arrivée et, surtout, l'absence de gardes, de soldats ou de police l'inquiétait, voire l'angoissait. Elle aurait peut-être peur d'appeler la police, mais davantage de savoir qu'elle n'existe tout simplement pas sur ce domaine où elle vit. Parfois, elle sursautait en entendant un bruit dans la nuit, puis soupirait et continuait de vivre. Aussi, avoir quelqu'un dans les murs apporte une sécurité, une confiance. Et elle se persuadait que si elles n'avaient pas parlées, son homologue devait au moins être aussi parvenue à cette conclusion d'elle-même...


Toutefois, il n'y avait pas de raison pour que ce silence persiste ! C'est pourquoi elle passa facilement une semaine à se dire "il faut que je lui parle, il faut que je lui parle" pour ENFIN se décider au cours d'une nuit de congé pour toutes deux à sortir de la chambre, aller chercher une pizza et un pack de 6 bières, revenir dans la pièce et poser le tout sur la table du salon, puis pianoter sur son téléphone qui se mit à dire à sa place d'une voix féminine robotisée :
Dis, j'ai trouvé de la pizza et des bières, on se les partage ? Dieu merci, le téléphone parlait à sa place ! Avantage des muettes : on évite toute la phase "gorge serrée, bégaiement et compagnie". Inconvénient toutefois, ça ne s'étend pas aux rougeurs ni aux doigts nerveux ! Alors qu'elle attendait la réponse, elle la guettait avec attention et...c'était comme si toute vie était aspirée par son regard glacial. Brr !


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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Ven 23 Sep - 4:15

Si au début Sasha s'était prélassée dans la solitude de sa chambre, il fallait bien s'attendre à ce que quelqu'un d'autre finisse par y poser ses bagages. Elle aurait du s'en douter mais le temps lui avait fait oublier cette épée de Damoclès, jusqu'à ce qu'un jour... Jusqu'à ce qu'un jour une bouille pointe le bout de son nez, dans la chambre adjacente à la sienne. Elle soupirait, intérieurement, se lamentant déjà et priant pour ne pas avoir à faire la conversation. Elle détestait parler.

Étrangement, le son de la voix de la jeune fille ne se fit jamais entendre et, quand bien même cela fit plaisir à la jeune légiste, cela l'angoissait tout de même. Elle ne connaissait pas encore son nom et c'était particulièrement dérangeant. Devait-elle le lui demander ? Cette question resta en suspend, dans sa caboche, le temps d'une longue et laborieuse semaine. Elle passait ses nuits dehors - enfin, à la Morgue - et ne rentrait qu'une fois le soleil déjà levé.

C'était ridicule tout de même. Elle paraissait plus apeurée qu'elle, plus jeune, tellement plus jeune et peut-être un peu paumée. Au moins, elle avait pu voir son nom, griffonné sur un papier. C'était déjà ça de fait, au moins.

Son premier jour de congé arrivé, Sasha resta chez elle, cloitrée dans sa chambre pour fuir sa voisine de chambrée et pour éviter, peut-être de briser l'illusion qu'elle était encore seule. C'était tellement faux pourtant; Il lui arrivait de sentir sa présence, souvent, dans la chambre d’à-côté, de l'entendre bouger, et de la savoir là, tout simplement. C'était plaisant, dans un sens, de savoir que finalement - et quand bien même Sasha cherchait la solitude dans ce semblant de nouvelle vie - elle avait quelqu'un vers qui se tourner, si elle le voulait, ou si elle en ressentait le besoin...

Finalement, Sasha sortit de sa chambre, lentement, s'avançant vers la cuisine pour se servir un verre de lait. Elle avait remis son Pj's après sa douche et, grimaçant devant le décor trop rose à son goût, elle resserra sa poigne autour de son verre : la porte d'entrée s'ouvrait, lui signifiant que sa voisine était de retour. Elle se retourna brièvement pour la saluer d'un signe de la tête avant de finir son verre pour le rincer ensuite.

La main accrochée à son verre et à mis-chemin vers le jet d'eau, Sasha fut surprise par le son d'une voix qui n'avait rien de naturel. Le verre s'écrasa dans l'évier - sans se casser, par chance - et la jeune femme sursauta, avant de se retourner, les yeux légèrement écarquillés. Elle ne dit rien,pour l'instant, regardant le téléphone dans la main de la jeune femme... Puis la-dite jeune femme. Puis de nouveau le téléphone.

« Putain… Tu m’as fait flipper ! »

Elle ne comprenait pas, le regard toujours posé sur ce téléphone. Lentement, elle s'avança vers la jeune femme, l'observant sans un mot, oubliant presque de répondre à la question qui lui avait été posée. Elle fronçait les sourcils, maintenant, ses yeux braqués sur sa gorge, avant de fondre de nouveau sur les iris de la brune. Muette. Elle devait être muette. Oui, ce devait être ça. C'était forcément ça...

Penchant sa tête sur le côté, Sasha l'observa encore un instant, avant d'esquisser un léger sourire. Cela expliquait pourquoi elle n'avait jamais pu entendre sa voix. Quel dommage pour elle, qui se demandait bien à quoi elle pouvait bien ressembler. Finalement, son visage sembla s'éclairer un peu plus.


« Oh. Bières. Oui, oui, pourquoi pas. » — Elle s'approchait encore — « De l'aide pour déballer tout ça ? »

Il ne fallait pas être deux pour déballer de la pizza ou les bières, mais Sasha devait occuper ses mains. Le mutisme de la jeune femme lui donnait quelque chose de touchant, et cela dérangeait la légiste : elle qui déjà ne savait pas trop se comporter avec les gens, elle savait encore moins comment se comporter avec une muette.

« Hm... J'suis Sasha, au fait. Au bout d'une semaine, il serait peut-être temps que tu le saches... Navrée, j'aurai peut-être du me présenter plus tôt, m'enfin... On peut rattraper le temps perdu, peut-être. »

Elle passa une main dans ses cheveux relâchés, aujourd'hui. Elle semblait être nerveuse, sans trop savoir pourquoi. Ah si, elle allait avoir une conversation avec une muette. Peu conventionnel, en soi. Qu'à cela ne tienne, elle vivait avec cette femme, maintenant, il fallait bien briser la glace un jour. Esquissant un autre sourire - étrangement bienveillant - Sasha regarda de nouveau sa gorge.


Dernière édition par Sasha E. Låndström le Ven 23 Sep - 5:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Ven 23 Sep - 4:53

Lorsque la voix digitale retentit, sa colocataire en fit tomber son verre, par chance seulement dans l'évier vide. En réponse de quoi, elle aussi s'effraya et ne savait subitement plus où se mettre. Bravooo, So Youn, belle entrée en matière, vraiment ! GG, top KR ! Encore un peu et elle se prend une attaque, et t'auras l'air finaude quand il n'y a plus personne sous ton toit, tiens ! T'appelles une ambulance ? Est-ce qu'il y en a seulement ? Toutefois, elle ne pouvait s'empêcher d'y trouver aussi une pointe de réconfort derrière cette trace d'humanité : l'adulte aux allures de reine des neiges était finalement aussi nerveuse qu'elle. Et il y avait de quoi ! Comment leurs vies avaient-elles pu dérailler de la sorte ? Si le but de l'expérience est en vérité de tourner une télé-réalité, le monde entier devait bien se marrer !


Son interlocutrice sembla ensuite reprendre son calme, pencher la tête vers elle et sourire légèrement. So Youn sourit en retour. C'était confirmé : leur nervosité était réciproque. De plus, maintenant qu'elles y étaient, il semblait à So Youn qu'elle devait en vérité ignorer tout de son mutisme. Elle se croyait persuadée d'avoir au moins une fois essayé... mais quand ? Elle avait envie de se dire qu'au fond, les gens ne prêtent pas attention aux personnes muettes, et se devait de reconnaître aussi qu'elle-même n'avait guère prêté grande attention à la personne vocale. Elles allaient pouvoir rattraper cela


Sa cohabitante se proposa d'aider à déballer tout ça, se dirigeant avec elle vers le salon. Elle allait refuser poliment, puis finalement, acquiesça avant de la laisser s'en charger seule, s'esquivant dans la chambre quelques instants pour revenir avec son ordinateur portable et un gros cylindre d'enceintes bluetooth qu'elle déposa sous la table du salon, avant de lancer via le portable une playlist regroupant ses mix les plus calmes et détendus, souriant à son interlocutrice en espérant que cela lui plaise. C'était, après tout, la première fois que de la musique se faisait entendre en ces murs, abonnée qu'elle était aux casques insonorisés et professionnels.


Soudain, elle se présenta en tant que "Sasha", un prénom aussi adorable qu'unisexe. Elle tapota sur le téléphone pour répondre de même :
So Youn. Et, comme tu peux t'en douter, je suis muette de naissance. Désolée pour le son du téléphone. J'imagine que tu ne connais pas le langage des signes, à tout hasard ? C'est rare de tomber sur des gens qui le comprennent... Ou alors, généralement, ils sont plus réceptifs à mon handicap. Elle déplaça le portable sur le côté et s'intéressa davantage au carton de pizza ouvert et aux bières, décapsulant doucement la sienne avec un décapsuleur attaché à son prote-clé, l'habituée des fêtes. Cela fait, elle en tendit une à Sasha et trinqua en cognant les goulots avant de boire avec le sourire honnête et accueillant. Elle était toujours nerveuse, l'alcool allait aider. Elle bu quelques gorgées avides puis reposa le cylindre pour tapoter son téléphone :
Dis, j'ai cru comprendre que chacun avait une sorte de spécialité sur cette île mais...je n'ai pas vraiment cerné la tienne. Tu travailles dans le médical, c'est ça...?, interrogea-t-elle au pif, se souvenant d'avoir vue une blouse blanche à laver. Raconte-moi tout...Et n'hésites pas à me poser des questions en retour !, dit le téléphone, cherchant à sous-titrer son sourire candide avant qu'elle ne le pose et se prenne une part de pizza. Manger ou parler, la muette devait choisir, ce pour quoi elle poussait sa convive à la discute...

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Ven 23 Sep - 5:27

L'aider. Elle lui avait proposé son aide mais elle se retrouvait avec tout à faire, regardant la jeune femme se faufiler dans sa chambre alors qu'elle se retrouvait avec le paquetage sur les bras. Avait-elle fait une boulette, dit une connerie ? Voilà. C'était pour ça que Sasha détestait parler. Parce qu'elle ne savait pas s'y prendre. Parce qu'elle préférait ne rien dire, plutôt que de toujours devoir faire attention à ce qui sortait de sa bouche. Pourtant, elle avait bien fait un signe de la tête, non ? Cela devait vouloir dire qu'elle reviendrait...

Le doute ne subsista pas longtemps, pourtant, alors que la brune refit son apparition dans la salle commune. Son ordinateur portable et son enceinte, surtout, répondirent à une autre question que la légiste se posait : la "gamine" ne devait pas être sourde, pour pouvoir écouter ce que cette enceinte avait à offrir.

S'occupant de déposer le carton de pizza ouvert sur la table basse, ainsi que deux bières - les autres trônant bien patiemment dans le frigo - Sasha rejoignit sa colocataire et ne manqua pas d’émettre un léger son dans sa gorge, approuvant les choix musicaux de sa comparse. Elle ne connaissait certes pas le morceau, mais il n'était pas déplaisant à écouter. Elle tranchait avec le silence habituel qui régnait entre ces murs depuis les quelques jours de leur cohabitation. C'était loin d'être désagréable et Sasha redécouvrait le plaisir d'écouter de la musique, et de ne pas être seule, finalement...

Elle observait toujours la jeune fille, pourtant, ne ratant rien de ses faits et gestes. Elle regardait ses mains maintenant, délicates, tapotant frénétiquement sur son téléphone... Ce devait être éreintant, à force, d'avoir à faire ça, sûrement. Préparée à entendre de nouveau cette étrange voix, Sasha ne cilla pas, cette fois-ci, et la laissa finir. Ce devait être impoli, aussi, de couper la parole à un muet. Cette pensée arraché un léger sourire au doc', sourire qu'elle tenta de dissimuler alors qu'elle trinquait maintenant avec So Youn. Bien sûr, elle avait les traits asiatiques, forcément, elle devait avoir un nom asiatique également.

Portant le goulot à ses lèvres, Sasha se demandait comment pouvait bien sonner ce nom, avec la voix de l’intéressée. C'était presque frustrant, finalement, de ne pas pouvoir entendre cette voix. Elle reposa ensuite sa bière, se mettant un peu plus à l'aise. Si elle ne savait pas vraiment parler, au moins, Sasha savait boire.

Finalement, elle rit. D'un rire rauque et riche qu'elle ne s'entendait pas souvent lancer. Parler le langage des signes ? Hm.

« Non. Non, je suis désolée, je n’ai… Jamais eu besoin de l’apprendre, on va dire. Jusque là, au moins. mais je sais dire « bière », c’est déjà ça non ? je pense qu’il va beaucoup me servir, vue comment ça commence… » — elle fit le signe, avant de reprendre sa bouteille en main — « Et ma… Spécialité. »

Elle n'en parlait pas souvent. Elle n'en avait jamais parlé, d'ailleurs, en dehors de son boulot. Ouvrir des cadavres n'a rien d'attrayant, aux yeux des gens, en général.

« Je suis médecin légiste... Je ne m'occupe pas des vivants, en soi. Et sinon... Sinon... »

Voilà. C'était là, qu'elle se perdait en général. Parler d'elle n'avait jamais été son fort. Il semblerait que dans le fond, parler à une muette n'était pas si différent que de parler aux autres, à ceux dotés d'une voix.

« J'ai fini mes études... Je travaille à la Morgue, de nuit, en général. J'aime la nuit... J'aime le silence. » — Elle sourit gênée — « Est-ce grave de t'apprécier un peu plus, parce que tu ne peux pas parler ? C'est complétement con, en plus, je me demanderai toujours à quoi aurait pu ressembler ta voix, maintenant. Et ça n'a pas de sens., dans le fond. »

Elle prit une gorgé de sa boisson avant de la reposer, pour se saisir d'une pointe de pizza, la regardant finalement dans les yeux.

« Et toi, que fais-tu ? Qui se cache derrière ce silence ? »

Elle lui souriait, mordant dans sa part. Elle regardait encore ce téléphone et cette gorge, cette gorge qui n'en finissait pas d'attirer ses iris clairs. Elle se délectait de cette pizza, se rendant compte, alors, qu’elle n’avait pas pris le temps de manger depuis pas mal de temps, maintenant.

« Oh. Mais, tu pourrais peut-être m’apprendre quelques signes, non ? Comme ça, ça pourrait peut-être éviter de m’entendre parler seule, parfois. »

Elle sourit de nouveau. C’était étrange, de sourire autant, en si peu de temps.
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Sam 24 Sep - 6:35

Finalement, le courant passait bien. Ou presque. Mais elle riait, donc So Youn se sentit plutôt encouragée par cet élan de vie entre ces lèvres d'ordinaire si distantes ! Comme elle pouvait s'en douter, cependant, sa colocataire ignorait le langage des signes. Ce n'était pas la seule ! Durant ses pérégrinations, elle ne croisait que très, très peu de personnes parlant le langage des signes. Généralement, elles avaient appris parce que quelqu'un de la famille un cousin ou autre, était lui-même muet. Par nécessité, donc. Pourtant, des tas de personnes sont intéressées par les langues mais, pour leurs consonances, pour un "style" qui les rend plus cool. Même sa langue n'avait pas de langue et, de fait, elle était aussi prisée que le latin ou le grec ancien. Pas du tout gênant pour elle, du coup, de demander son chemin ou, même, "où sont les toilettes". Une fois, il lui est même arrivée de faire dans un buisson plutôt que de demander, tellement elle en avait marre. Mais on digresse et elle aussi !


La spécialité de Sasha était d'être médecin légiste. "Coooool", se dit-elle, admirative, la bouche occupée de pizza. La doctoresse travaillait de nuit, à la morgue. Restait à savoir s'il y avait beaucoup de décès depuis qu'elle était arrivée sur cette île mais, allez savoir, peut-être que, "pour l'expérience", on les importe d'ailleurs juste pour faire des tests dessus, des expériences à leur tour, et puiiis, de temps à autre, quelque chose se passe mal, un corps se réveille et agresse l'infirmière à forte poitrine qui gémit. En veulent-ils à son cerveau ? Les blondes bombasses n'en ont pas ! Non, ce qu'il veut est autre chose, ce sooont... les zombies gangbaaang ! Quoi ? Combien de temps depuis son dernier moment solitaire ? Elle ne voit pas le rapport !


Sasha semble l'apprécier pour son mutisme. Vraiment ? D'un côté, elle est étonnée, de l'autre... cela s'amalgame légèrement avec d'anciens profils qu'elle a connue à l'école : "Oh, t'es muette ? C'est trop bien, soyons copines !", et plusieurs semaines plus tard, d'entendre la même "copine" dire "Ouaiis, t'as vu comment je suis géniaaale ? Je m'occupe de la petite handicapée, là, celle qui ne peut pas parler ! Bon, par contre, elle est gourde de croire que je suis sa copine, mais ça, c'est comme ça les handicapées, hahahaha !". Une pensée qui la fit froncer doucement les sourcils, avant de se calmer : peut-être n'était-ce qu'une maladresse de sa part ? Elle apprécie le silence, après tout et, certes, mieux vaut parfois ne pas avoir de voix du tout que celle, aigüe et perchée, de son ex-"copine" ? Bon, non. Même ça, elle l'aurait pris, ou échangé contre toute sa richesse !


La question lui revint alors et elle mordit encore dans la part de pizza : avantage n'°1 d'être muette, pouvoir mâcher tout en "parlant" ! Elle s'essuya rapidement les doigts ensuite sur une serviette et tapota joyeusement :
Je suiiis D.va. La "célèbre" D.va. Mais tu t'apercevra très vite que la célébrité n'est que trèèès éloignée de la réalité, dans le privé je suis trèèèèèès... disons que j'apprécie aussi le silence, très-très fort ! Enfin, non, j'adore la musique, c'est presque un besoin constant ! Mais pour ce qui est des gens, disons... que ça m'angoisse, alors... Voilà. Elle marque une pause, puis se reprend vite : D.va, c'est une DJ mondialement connue, au fait ! Pardon, je suis DJ donc ! Et je compose aussi, je fais des streams dessus, je joue à beaucoup de jeux vidéo sinon... Si c'est ton truc, j'ai une belle collection dans ma chambre, hum ! Et pareil pour la musique : ce que l'on écoute, c'est une de mes compositions !, conclut-elle avec un sourire candide.


Peu de temps après, Sasha lui demanda de lui apprendre quelques signes, ce qui la réjouit entièrement ! Elle se redressa alors pour s'asseoir en tailleur face à elle et déposa sa pizza. À chaque fois, elle fit un signe ou une série de signes, puis tapait un mot sur le téléphone. "Comment vas-tu", "qu'est-ce qu'il se passe", "où est machin", "j'ai faim", "j'ai soif", "j'ai envie d'une bière",... et elle s'arrêta pour finir déjà la sienne, tapotant de l'autre main :
Si tu veux, je te passerai le lien vers une app qui permet d'apprendre un mot par jour, c'est assez efficace et pas trop fatigant. Si t'en veux plus encore, je connais aussi l'une ou l'autre chaîne Youtube qui montrent un lexique plus étendu... dit le téléphone, alors qu'elle agite sa bière vide d'un air tristoune et se lève pour en chercher une autre dans le frigo, l'air déjà plus détendue qu'au début, tapotant au passage :
Sinon, y'a quelqu'un dans ta vie ? Des amis, de la famille...? Moi, je n'ai que moi, et un ami ingénieur qui n'est pas ici, bien sûr. Et mes parents en Corée, mais je ne les vois plus trop depuis que j'ai assez d'argent pour leur payer une maison où vivre en tout repos. Sauf pour les fêtes, bien sûr... Oh ! Si l'on est encore ici dans quelques mois, on fêtera Noël ensemble ! Mais je m'avance un peu !, rit-elle muettement alors qu'elle revient s'asseoir. Ah, et, crois-moi, je me demande aussi à quoi aurait pu ressembler ma voix. Mais je n'en ai simplement pas eue ! Note, ça pourrait être pire, je pourrai être moche !, sourit-elle de toutes ses dents, l'air de faire bonne figure, avant de se rabattre sur la pizza et poser le téléphone à nouveau, signe qu'elle passait un peu la main.

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Sam 24 Sep - 17:16

Idiote. Sasha se sentait terriblement idiote alors que So Youn se présentait en bonne et due forme. S'il y avait bien une chose - chez elle - que la jeune légiste détestait, c'était l'ignorance. Bien sûr, elle ne savait que trop bien qu'il était impossible de tout savoir sur tout, mais en général, elle aimait être assez calée sur pas ma de choses pour, justement, ne pas se sentir idiote comme maintenant. Mais, qu'y pouvait-t-elle si elle n'écoutait pas vraiment la musique actuelle ? Ou la musique électro', ou tout ce qui pouvait bien se faire, en boîte de nuit.

Car si Sasha était bel et bien une créature de la nuit, c'était franchement pas pour sortir et se retrouver entourée d'une foule d'inconnus. Elle trouvait ça angoissant et n'arrivait pas bien à comprendre l'attrait que les gens pouvait y voir. Et, en regardant la jeune fille devant elle, elle avait du mal à l'imaginer au beau milieu d'une foule, également, ou au dessus de la mêlée, ou à n'importe quelle place devait se trouver un DJ. Elle se demandait alors ce que cela pouvait bien faire, la célébrité. Ça aussi, ça donnait le vertige à la doctoresse et elle avait peur, au fond, qu'une ruée de fans ne viennent frapper à leur porte, un jour, pour passer du temps avec une star, ou pour avoir un autographe. Il faudrait peut-être que Sasha endosse le rôle d'une muraille, un jour, peut-être. Et cela ne lui plaisait pas vraiment, m'enfin...

Finissant sa part de pizza et sa bière par la même occasion, Sasha se mit un peu plus à l'aise. Elle souriait de nouveau, d'un sourire large et franc. Cette voix, déjà, l'amusait, la jeune femme davantage encore. A l'entendre, pourtant, Sasha avait l'impression d'avoir 40 ans, ou presque. Elle voulait lui poser plein de question, sur son angoisse par rapport aux gens, sur son handicap, sur sa façon de gérer, au quotidien, mais elles avaient bien le temps non ? Qui sait combien de temps elle resteraient dans cette « expérience » ? Cette préoccupation fut vite balayée par le sourire de la jeune femme.

« D.va. Hm, c’est presque mignon, étrangement. » — elle souriait de plus belle, avant de prendre un air faussement sérieux. « Dois-je m’attendre à voir des hordes de jeunes venir te harceler ? Faudra-t-il que je les foute dehors ? »

Elle lorgna une autre part, se demandant si elle avait assez faim pour, ou si elle la gâcherait, finalement. Bah… Au pire, elle la mangerait juste -un peu trop - lentement. Elle se jeta à l’eau, alors. Elle n’allais pas se priver,après tout.

« Et. Hm… J’aime beaucoup ce morceau. J’imagine que tu dois en avoir qui bougent beaucoup plus, non ? Je serai curieuse de voir ce que ça donne… » — elle mordit dans sa nouvelle pointe de pizza, l’avala bien vite et — « Pour les jeux vidéos, je crains de ne jamais avoir pris le temps de voir si ça ma plaisait, en fait. J’ai passé bien trop de temps dans les bouquins ou les mains dans des… Enfin, en cours, quoi. »

Elle enfourna sa part dans sa bouche, de nouveau, préférant se taire et éviter de dire des conneries. Et il était temps, de toute façon, de la regarder lui apprendre quelques signes. Elle allait peut-être en chier, comme fait-on, pour se rappeler de centaines, de milliers de signes,peut-être ? Ce devait être horrible, pour ceux qui devaient vraiment s’y mettre. Il faudrait qu’elle s’y mette sérieusement, ça ne devait pas être la mer à boire, non ? Elle finissait sa bière, elle aussi.

« Dans ma vie ? Non. Non, je suis fille unique, et je n’ai jamais eu le temps d’avoir de vrais amis. Je n'avais pas de petit copain, ou de petite copine, avant de venir, non plus. Et puis, ici, on arrive seul, de toute façon, c’est comme s’il y avait tout à refaire, de toute évidence… » — elle la regardait, intriguée. Elle avait répondu à des questions que Sasha n’avait pas encore eu le temps de lui poser, mais c’était peut-être mieux ainsi. « Ah, Noël, oui, peut-être qu’on le fêtera ensemble. Ça sera ma première fois, on a jamais vraiment prêté attention à ce genre de choses, chez moi. »

Elle sourit, presque tristement, avant de se lever également pour chercher une autre bière. Elle se rassit ensuite, la posant à côté de son reste de part. Elle riait alors, clairement, librement, comme il lui arrivait si rarement de le faire.

« Oui, tu pourrais être moche, en effet ! » — c’était loin d’être le cas, et Sasha apprenait seulement à le voir, depuis ces dernières minutes. « Mais, hm… Je ne suis pas douée avec ce genre de truc, tu voudrais bien m’installer ton application, pour les signes ? »

Elle lui passa son téléphone — pourtant dernier cri — pour lequel elle n’avait que trop peu d’intérêt. Elle ne s’en servait jamais. Ah, si, pour écouter de la musique, et peut-être pour jouer au solitaire, de temps à autre.

« Sinon… Sinon, » — way to go Sash’ ! Elle regardait sa gorge, encore un fois. Sa peau, en règle général avait encore cette souplesse enfantine, peut-être, et ce devait être agréable, à « manipuler ». — « Tu joues à quoi comme genre de jeux »

Elle s’affala un peu plus sur le canapé, complètement à l’aise, maintenant, sa bière de nouveau à la main, pose sur son genou alors qu’elle se mettait en tailleur. C’était étrange, cette impression de déjà la connaitre, ou tout simplement cette sensation d’être aussi à l’aise, après si peu de temps. C’était étrange, mais si commun et « normal », finalement : le confinement exacerbe les sensations et le ressenti des gens. Au fond, Sasha détestait être au centre de cette « expérience », maintenant, mais elle s’imaginait qu’avec So’ dans les parages, cela serait moins lourd à supporter.

« Tu connais des jeux à boire ? Je n’en ai jamais fait. Je n’ai jamais eu le temps, avant, peut-être qu’on pourrait en profiter maintenant ? Maintenant que j’ai le temps de « vivre », plutôt que de ne pas voir les jours passer, le nez dans les études. C’est fou, j’ai l’impression d’avoir laissé passer tant de choses, mes plus belles années, peut-être ! »

Elle souriait, ironiquement, mais elle devait bien avouer qu’elle avait envie de profiter de cette expérience le plus possible.

« Je dois avoir pas mal de choses à rattraper, t’en dis quoi ? Montre donc à la vieille que je suis ce qu’on peut faire, pour s’amuser. Par contre… » — elle l’observait d’un oeil un peu méfiant. — « Rien de trop tarsh ? »

Elle souriait de nouveau, sirotant une nouvelle gorgée de sa bière. Vingt-neuf ans. Elle avait 29 balais et il était peut-être temps de savoir ce que ça faisait, d’être jeune.

« Hey ! Et tu pourrais me faire écouter d’autres trucs ? Ou essayer un jeu, aussi, un peu plus tard ? » — elle se redressa, presque gênée. — « Pardon. Tu dois avoir autre chose à faire, de ton côté ! »

Elle riait doucement, regardant le téléphone de la jeune femme.

« Oh. Et puis. Elle est pas si mal que ça, la voix de ton téléphone, ça pourrait être pire, aussi. »
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Sam 24 Sep - 21:42

De toutes les réactions qu'elle attendait le part de la légiste, "mignon" était un terme qui semblait aux antipodes de son expectative. Pourquoi ? Parce que les clichés des apparences sont tenaces : Sasha, la doctoresse bien sérieuse, professionnelle et nocturne qui apprécie le silence, et sa musique était tout sauf du silence -exception faites de pauses artistiques dans les chansons, bien entendu- aussi s'attendait-elle à toute forme de rejet, du simple pincement de lèvre embarrassé au jugement de dégout style "ce n'est pas de la vraie musique". Rétrospectivement, un miracle s'était produit, et So Youn ne pouvait faire autrement que de s'en émouvoir, soudainement tout sourire. Puis, elle demanda si des hordes de fans allaient se manifester :
Probablement pas des hordes. J'ignorais d'ailleurs, en acceptant l'expérience, que tant de choses seraient bloquées sur internet, je n'ai plus accès à aucun réseau social ! Je ne sais pas comment je vais faire mes lives sans Twitch ! Au mieux, je peux monter un broadcast local, pour tous les postes de l'île, mais je ne sais si j'aurai grand public. Quelle ironie de me vouloir pour ma compétence sociale et ne pas avoir les foules pour la mettre en pratique, vraiment... L'impression d'être la plus inutile de l'île se fait grande !, affirma le téléphone. Sans doute pour la distraire d'aussi mornes pensées, Sasha s'intéressa toutefois à d'autres compositions, lui demanda si elle avait plus rythmé. Bien sûr qu'elle en avait et se fit un plaisir de lui montrer quelques extraits loin d'être trop "puissants" car elle se doutait que peu d'énergie suffirait aux oreilles du silence. Elle lui fit donc écouter une compo' improbable mais vraie basée sur "Awaken" de l'anime JoJo's Bizarre Adventure, "Kira Kira Killer" de Kyary Pamyu Pamyu et quelques samples ça et là de chansons du groupe "Die Antwoord", le tout en se dandinant un petit peu, ne pouvant simplement pas s'en empêcher, alors qu'elle dévorait sa pizza et écoutait son interlocutrice poursuivre.


Manifestement, les jeux vidéo n'étaient pas la passion de Sasha, quoiqu'elle n'en sache guère grand-chose, la majeure partie de son temps plongé dans des traités de médecine, semblait-elle dire. Quelques gorgées de bière plus tard, elle ajoutait n'avoir personne de réellement significatif dans sa vie, puis elle mit l'accent sur le fait qu'apparemment, en arrivant ici, tout est à refaire, ce à quoi So Youn acquiesça bien solennellement, elle qui avait mis tant de temps et d'énergie à se faire 10M d'"amis" sur le net et imaginait déjà ses comptes se remplir de notifications, partages et RT... ARGH ! L'agonie quand elle rentrerait chez elle de devoir tout lire et y répondre ! Elle fût toutefois bien vite distraite par une nouvelle confession : Jamais connu Noël ? JA-MAIS ?! L'espace d'un moment, So Youn se croyait dans un Disney, en proie avec un cas si unique qu'une marraine-fée allait débarquer pour faire apparaître sapins et guirlandes. Et, faute de marraine-fée, elle endossera ce rôle sans problème, elle se le jura à elle-même, ne laissant transparaître qu'un petit sourire malicieux ! Elle termina ensuite sa part de pizza et l'adulte lui confia son téléphone -une fois qu'elle s'essuya les doigts, bien entendu ! Passé l'apprentissage de son interface qui dressait des lignes plissées sur son front durant les premiers instants, elle ne tarda pas à lui installer le nécessaire : au moins se rassurait-elle de voir que les connexions sont plutôt efficaces sur l'île, équivalentes à la fibre, et c'est tant mieux : si elle se retrouvait sans personne à qui parler, elle aurait pété un câble de devoir attendre cent ans pour une mise-à-jour de jeu ou pour Netflix !


Elle se dandinait toujours joyeusement ce faisant, alors que Sasha évoqua des jeux à boire. D'un coup, les grands yeux émerveillés de la jeune adulte se levèrent, puis acquiescèrent joyeusement. Bon, certes, elles n'avaient guère plus que quatre bières pour leur ivresse, mais comme toute personne solitaire, elle adorait qu'on lui propose de prendre part à des jeux qu'elle ne pouvait pas faire toute seule, forcément ! De plus, Sasha enchaîna en disant que la "vieille qu'elle est devait rattraper quelques expériences". Vieille, vraiment ? Bon, d'accord, elle lui donnait presque la trentaine, mais ce sont avant tout les traits tirés et le manque de quelques techniques de maquillage dont l'Asie avait le secret, rien qu'elle ne puisse elle-même arranger ! Mais elle ne la trouvait guère vieille pour autant ! Lui rendant son téléphone, elle s'empara du sien et le laissa répondre :
J'ignore ton âge, mais tu ne me parait pas "si" vieille ! Et j'ai profité d'avoir ton téléphone pour y glisser mon numéro aussi, au cas où... Sinon, oui, je connais des jeux à boire, enfin... surtout le "je n'ai jamais" : on dit des phrases présentées comme des vérités générales à tour de rôle et, quand c'est un mensonge pour nous, on boit, qu'on dise la phrase ou l'écoute. C'est parfait pour apprendre à se connaître !


So Youn profitait d'un répit pour boire quelques gorgées de bière et se modéra, du coup, ne voulant pas commencer trop éméchée, ce qui truquerait le jeu en sa défaveur. Sasha lui demanda d'ailleurs si elles pourraient jouer aussi à des jeux, découvrir des musiques, ce qui entraîna une nouvelle frappe de téléphone :
Je joue principalement à des jeux compétitifs, notamment de combat ou de tir. C'est "idiot" pour beaucoup, d'apparence, mais il y a dans ces jeux une réelle dynamique de "mindgame", semblable aux jeux d'échecs : il faut penser plus vite que l'autre, exécuter parfaitement ses coups... Cela permet de rester aguerrie, l'esprit vif ! Sinon, j'aime bien les jeux de rythme, principalement ceux avec de la musique, de toute évidence ! Ça, c'est pour la partie "deejay", avoir le rythme dans la peau. Sinon, je touche un peu à tout, notamment des jeux créatifs ou d'exploration... N'importe quoi qui me permette de voyager hors des murs de ma chambre ou avec une bonne bande son ! Pareil pour les films,d 'ailleurs, même si, comme tout-le-monde, j'adore aussi les dramas de chez moi ! ❤ C'est bien idiot, mais je n'y peux rien, je craque !, admit-elle en tortillant doucement sur place comme une fangirl, avant de chasser cette émotion d'un soupir rêveur. Puis elle la regarde avec un petit sourire et ajoute :
Alooors, on commence le jeu du "je n'ai jamais" ? Je commence, mais la clé est de présenter des questions audacieuses, de deviner l'autre pour le faire boire donc je serai un peuuu... effrontée ! Tu me dis si je vais trop loin ! Alooors, je n'ai jamaiiiis... dansé devant quelqu'un ?, sourit-elle de plus belle, buvant une gorgée de bière, jouant immédiatement sur l'avantage qu'elle a et devine manquant chez la légiste pour la mettre en confiance vis-à-vis du jeu. Quoiqu'elle pourrait être surprise...et ne demande qu'à se tromper, en vérité !

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Dim 25 Sep - 22:36

Twitch ? Twitch. Sasha n'avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait-être, mais cela ne l’étonnait guère : elle n'était vraiment pas branchée net, jeux, réseaux sociaux ou tout autre chose s'y rapprochant de près ou de loin. Elle n'avait jamais entendu le terme « broadcast » avant non plus d'ailleurs. Mais la bouche trop occupée à mâcher et optant pour garder un peu de conversation pour plus tard, la jeune femme préféra ne pas demander de plus amples explications pour le moment. Encore une fois, elle avait tout le temps du monde - ou celui qu’on voulait bien leur donner, finalement - pour parler de tant et tant de choses.

Elle n’en eut pas le temps de toute façon, puisque So Youn’ lui présentait d’autres morceaux, qui bougeaient plus, ceux qui effectivement, pourrait avoir leur place dans une boîte de nuit. Enfin, d’après ce que Sasha avait bien pu comprendre… Il y avait toujours des moments, comme celui-là, où elle savait qu’elle ne profitait pas ou qu’elle n’avait jamais vraiment profité de sa jeunesse, peut-être. Non pas que cel lui manque, non, mais parce qu’elle ne savait pas de quoi parler avec les « jeunes » qu’elle pouvait bien croiser. Et, peut-être qu’au fond, elle avait peur qu’on la trouve trop vieille, ou trop ringarde. En tout cas, elle n’y avait jamais vraiment pensé avant… mais elle ne voulait pas que So Youn la trouve ringarde. Même si c’était vrai, finalement.

« Et bien… Je ne vais pas mentir, ce n’est pas vraiment le genre de musique que j’écoute, mais c’est pas désagréable du tout, en tout cas ! » - elle avait fini sa part de pizza, enfin, et se « rinçait » maintenant le gosier. - « Et puis, pour se refaire un public, ça ne devrait pas être si compliqué que ça, avec de la bonne musique et puis, une bonne publicité, non ? Peut-être qu’un petit concert clandestin, un jour, dans un parc ou dans un vieux truc paumé, ça pourrait faire un bon début ? Enfin, j’en sais rien, je ne connais vraiment pas ce monde là. »

Maintenant, la jeune femme s’occupait de son téléphone. Si avant cette expérience, Sasha trouvait que donner son téléphone c’était presque comme donner sa culotte, là, étrangement, cela ne la dérangeait pas. Elle n’avait rien dedans, il était presque vierge, il ne décelait aucun secret… Pour l’instant. Et puis, So’ dansait. Enfin, autant qu’elle le pouvait, assise. La légiste trouvait ça exaltant, rassurant de voir qu’on pouvait être tout à fait normal, finalement, sur cette étrange île.

« Hm ? Oh… C’est gentil. Merci. Et hm… » - elle ne savait pas recevoir de compliment, de toute évidence, - « Et toi, tu as quel âge ? » - récupérant son téléphone et regardant dedans, elle voyait effectivement le nouveau numéro. - « Oh, merci ! C’est… Cool. » - Discrètement, elle tapota sur son device pour lui envoyer un message. - « Voilà ! Tu as mon numéro aussi, maintenant. »

Elle lui souriait, relaxée au possible, sa bière toujours en main. Il était maintenant question d’un jeu. De nom, elle le connaissait, mais elle n’y avait - s’il eut été nécessaire de préciser - jamais joué. Et puis, il y avait finalement beaucoup à dire : le téléphone de la jeune coréenne (Sasha la pensait venir de Corée, d’après ce qu’elle pouvait bien savoir de ce pays) parait encore.

« Wow heu… Okay. J’vais faire simple, je ne vais jamais au cinéma, je… je ne trouve jamais le temps de rien faire en fait, c’est con, hein ? Il faudrait que je prenne le temps de faire tellement de choses, mais je n’ai jamais eu l’occasion, jusque là… Et, comme on va passer pas mal de temps ensemble, tu pourras peut-être… Me montrer des trucs. Films, jeux, musique… C’est comme si… Regarde. » - elle se redressait un peu - « C’est comme si j’étais une partition vierge et que tu pouvais composer plein de choses, dessus. Voilà, je suis ça, un morceau à composer, en m’apprenant à jouer, en me montrant des films, tout ça… » - elle soupirait - « En échange, je pourrai faire quelque chose pour toi, aussi, non ? »

Elle riait, presque gênée, encore. Des deux, elle étai la plus âgée mais pas la plus expérimentée, peut-être. Ce n’était pas vraiment de sa faute si elle n’aimait pas « perdre » son temps, et aller directement au fond des choses, arriver rapidement à la finalité des choses, si ? Si… Si, c’était de sa faute, si elle ne savourait jamais vraiment rien. Et il fallait changer ça.

« Pour le jeu… Surprends moi ? » - elle souriait, plus sereine - « Après tout, j’ai demandé à jouer, je vais assumer, jusqu’au bout. »

Elle se releva alors, allant chercher les bières qu’il restait pour les mettre devant elles. Si cela se passait comme elle le pensait, elles allaient boire relativement vite. Pourtant, la première question lui fit hausser un sourcil. Danser ?

« Ah… Je crains que je ne puisse boire, cette fois-ci. » - elle riait nerveusement, regardant sa bière entamée. - « C’est à moi, je présume ? »


S’il fallait taper dans l’audace, elle devait réfléchir, et vite. Elle voulait peut-être surprendre la jeune femme, également. Et quel domaine Sasha connaissait le mieux, en dehors de la médecine ?

« Je n’ai jamais… Eu de relation homosexuelle ? »

Bon, okay, c’était plat et nul, surement. mais, si elle pouvait ainsi se dévoiler et en apprendre un peu plus sur sa comparse, alors tant pis, si elle passait pour une idiote. Lentement, elle porta la bière à ses lèvres, ne quittant pas So Youn de ses yeux. Elle attendait un geste de la jeune femme, n’importe quoi. Elle espérait peut-être qu’elle boive, elle aussi. Elle souriait légèrement, derrière sa bière, impatiente de voir la suite de a soirée, impatiente, aussi, de voir qui pourrait le plus surprendre l’autre.



Dernière édition par Sasha E. Låndström le Mar 27 Sep - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Lun 26 Sep - 16:58

So Youn dévorait sa pizza comme un gremlin jusqu'à ce que Sasha aie l'idée du siècle...dans une perspective décourageante. Lui fallait-il réellement partir de zéro, niveau popularité, réseaux sociaux et compagnie ? C'est le plus dur dans une carrière digitale, de "percer". Pour certains, cela prend même des années, d'autres n'y parviennent jamais. Mais l'idée d'un concert était du génie, cependant. Dans une ville telle que celle-ci, où les "expériences" doivent mettre une réelle pression sociale sur nos épaules, les gens ont besoin de musique, les gens ont besoin de se divertir ! Elle en avait même la preuve vivante sous les yeux, dans les sourires tantôt gênés, tantôt francs de Sasha qui semblait s'être enterrée dans le travail si fort qu'elle ne savait plus comment réagir face à un peu d'allégresse sociale ! De plus, cela faisait un moment qu'elle n'avait plus sortie l'EVA. Depuis son renvoi scolaire, en vérité. Une petite virée musicale lui ferait du bien et, qui sait, peut-être emmènerait-elle Sasha ? La voir s'illuminer d'émerveillement serait amusant et rendait la coréenne curieuse.


Leurs liens, graduellement, se tissent. Sasha lui demanda son âge, elle répondit de dix doigts, puis de neuf autres avec un léger sourire. Cette dernière lui avait aussi glissée son numéro en douce, pensant principalement aux urgences qui, il faut le reconnaître, pouvaient bien survenir sur cette île, mais aussi dans un élan spontané de désir...de ne pas perdre contact. Elles avaient suffisamment papoté pour que So Youn pense à s'inquiéter si elle ne rentrait pas ou à lui "textoter" si elle aussi veut manger chinois au soir quand elle serait en train de passer commande. Des broutilles amicales, en somme. Et Sasha fit de même en envoyant un simple "coucou" accompagné de son numéro. La plus jeune s'empressa de lui créer une entrée dans son agenda, la prenant même en photo vite-fait pour la reconnaître de loin quand elle n'est pas proche du téléphone. Oui, So Youn était de ce genre de personnes qui faisait des photos et des sonneries pour chaque membre de son répertoire, bien qu'elle ne savait pas encore quel son lui associer. "Sasha" lui évoquait des chansons de Pokémon, son allure lui évoquait surtout "the sound of silence" de Simon & Garfunkel... Rien de bien élogieux pour l'instant. Mais ça viendra !


D'ailleurs, par la suite, Sasha s'exclama ne jamais avoir pris le temps de regarder des films ou autre et même, allait plus loin encore dans son raisonnement : elle se présentait comme une partition vierge, un morceau à composer de références culturelles et autres divertissements. Une telle perspective fit ouvrir de grands yeux admiratifs et inventifs chez la coréenne, visiblement conquise à l'idée d'initier quelqu'un à...toutes sortes de cultures ! Elle les voyait déjà, vautrées dans le canapé à découvrir et redécouvrir Pulp Fiction en mangeant du pop-corn, puis y faire référence les semaines qui suivent ! Ça, c'était la base d'une réelle complicité, dire de la merde ensemble sans que les autres ne semblent en percevoir l'importance !
La remarque de fond, cependant, fit tiquer So Youn et l'empêcha de partir dans une série de films, séries, anime à regarder prochainement. "En échange, je pourrai faire quelque chose pour toi aussi, non ?". Maudit esprit pervers que le sien, de sauter directement à "ce genre" de conclusions. Elle visualisait déjà ce corps de femme accomplie, la chevelure si claire, remontant le long de son corps et susurrant d'une voix sulfureuse "Je peux faire quelque chose pour toi, hmm ? ❤" RHAAA ! Elle n'avait rien contre l'idée et c'est justement le plus dramatique : ça allait vite devenir gênant comme cohabitation si la matière de son fantasme habitait la porte à côté, qu'elle la croiserait peut-être le "matin" en petite culotte à siroter un café en lisant les nouvelles, passerait près d'elle pour sentir ce parfum mélangé au café eeet... NE RIEN POUVOIR DIRE OU FAIRE ! La panique ! Vite, la pizza ! Puis la bière ! Ça va mieux... même si, ce soir, elle savait déjà quelle image se mettre en tête lorsqu'elle allumerait son vibromasseur rose.


Le jeu commença enfin et, bien sûr, c'est sans surprise que Sasha se retint de boire. Ohh, elle ! À la première occasion, So Youn la fera danser ! Elles pourraient même le faire immédiatement, mais la bière lui montait un peu trop à la tête, déjà, calmant sa tendance à se trémousser pour n'être qu'un index tapotant le "beat" sur le verre de bouteille d'un air songeur. Elle reprit toutefois son téléphone et hésita un moment, puis tapota dessus :
C'est à toi, oui. Et pour la danse, hmm... une bonne façon de faire du sport sans que ce soit trop inutile, c'est de danser ! Je danse rarement en public, sauf dans les clips, mais le marché asiatique a cela de particulier que l'on publie toujours une vidéo de chorégraphie tournée en studio à côté de celle "purement promotionnelle", le vrai clip. Par exemple ! Elle pose sa bouteille et se précipite sur Youtube pour ressortir un clip particulier... un qu'elle a eu le temps d'apprendre ! Pendant que la vidéo chargeait, elle poussa un peu la table de salon et se fit de la place, se collant au mur alors qu'elle lançait la vidéo, reproduisant à merveille la chorégraphie -sans les autres danseuses, hélas-juste pour les beaux yeux de Sasha. Finalement, elle n'était jamais assez ivre pour ne pas danser et, au contraire, cela lui donnait juste le courage nécessaire pour se donner ainsi en spectacle, s'osant aux poses les plus provocantes, très sérieuse et appliquée. La danse terminée, elle revint s'installer dans le canapé en soufflant, puis s'essuyait le front et tapotait à nouveau :
Ça défoule ! Mais comme tu le vois, c'est rempli d'idées, de mouvements que l'on peut après aisément composer en soirée ou autre. Y'en a des plus faciles et moins, hm, sexy aussi, si ça te gêne. Le clip d'Hyuna -la chanteuse- est plutôt sexy et provocateur... Tout ce que je ne suis pas, j'espère que ce n'était pas trop ridicule !, dit le téléphone en la faisant rire silencieusement. Mais reprenons le jeu... Ton tour, hmm ?


So youn s'empara de sa bière et attendit la question pour savoir si elle pouvait se désaltérer. Elle était loin de se douter qu'elle lui donnerait encore plus chaud. "Jamais eu de relation homosexuelle" ? So Youn déglutit doucement. Oserait-elle l'avouer à sa colocataire ? Si oui, la verrait-elle d'un mauvais œil ou bien... Oh, shit ! Elle porte la bouteille à ses lèvres ! So Youn gagne un cran de teinte et réunit son courage pour porter aussi la bouteille à ses lèvres, qu'elle caresse ensuite avec un léger sourire, ne s'attendant pas à partager aussi vite de telles pensées. Le téléphone, toutefois, apporte une pointe d'explication :
En vérité, je suis...presque exclusivement homosexuelle. J'ai eu de mauvaises expériences avec les garçons. Sur le papier, ça m'attire toujours, mais sentimentalement, je ne peux plus leur faire confiance. Et... Je ne fais qu'à peine confiance aux femmes, aussi. En fait, ce que j'essaie de dire, c'est que j'ai du mal à faire confiance. S'amuser, oui, discuter, pourquoi pas, mais... à cause de mon handicap, on me regarde toujours d'un œil différent, c'est quelque chose que je ne peux pas enlever dans le regard des gens et... Sentimentalement, tôt ou tard, l'on finit par s'apercevoir que la petite handicapée est tout sauf agréable à vivre sur le long terme. Je veux dire... imaginerais-tu passer ta vie avec quelqu'un qui ne te murmurera jamais "je t'aime" ? Pourrais-tu faire l'amour toute ta vie à quelqu'un qui ne gémit pas ? Ça a l'air idiot, vu du dehors, ça l'est encore plus lorsqu'on réalise que l'on est avec moi pour demeurer insatisfait et que, soit l'on m'abandonne, soit l'on en tire profit pour compenser le manque de partage que je mets dans le couple, en se disant "après tout, elle ne gémit pas, peut-être qu'en la violant, elle criera un bon coup", hein ? Elle s'arrêta là, les mains un peu tremblantes, mais se recomposant d'un lourd soupir avant que Sasha n'intervienne, tapotant ensuite Ce n'est rien, je parle trop à cause de la bière. Oublions cela, faut pas gâcher la soirée. Et puis, c'est mon tour !. Elle affiche de nouveau un sourire joueur, la muraille ébréchée s'est colmatée bien vite pour se concentrer sur sa question à venir :
Je n'ai jamais...Eue de pensées perverses pour la personne en face de moi ? Elle attendit un moment de voir la réaction de Sasha, puis leva timidement sa bière à nouveau pour en boire une gorgée salutaire, avant de s'empresser d'expliquer : Pardon, mais c'était tout récent, en vérité ! Quand tu as demandé si tu pouvais faire quelque chose pour moi, j'ai directement eu une sorte de flash dans les yeux... Je lis trop de hentai, je pense, haha ! Mais je pense que la franchise est intéressante... Tu me dis si je parle trop honnêtement ? J'ai...parfois du mal à doser la décence, le manque d'habitude sans doute...

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Mar 27 Sep - 20:09

Danser. C’était un concept totalement étranger pour Sasha qui n’avait jamais trouvé d’intérêt à la chose. La pratiquer n’avait jamais traversé son esprit, mais maintenant que So Youn dansait, elle avouait que ce n’était pas désagréable à regarder. N’allez pas lui demander de faire le même exercice, la jeune femme vous passerait sûrement une lame sur la peau, juste pour vous ôter l’envie de réitérer la demande. Les secondes passaient, la musique brisait la tranquillité de ce salon et Sasha ne savait plus trop où regarder : l ‘écran où tout bougeait trop, et trop vite, ou sa colocataire, adorablement concentrée, assez, au moins, pour être croquer.

Elle se mettait plus à l’aise, complètement adossée et posant le bras sur le dos du canapé. Elle souriait discrètement, agréablement intriguée par la chorégraphie. Elle attendit la fin de la chanson, regardant toujours So Youn.

« Ridicule, non. Etrange ? Peut-être. Agréable à regarder ? Très certainement. » - elle avait envie de boire, mais se gardait bien de le faire, pour avoir assez à boire pour la suite du jeu. - « Mais ne me demande jamais de faire pareil. Je pense que je ne suis pas assez souple. Ou… A l’aise avec mon corps pour faire pareil. Ou j’aurai peur d’être ridicule, de toute façon. Donc… Tant que tu danses, ça me va, mais ne t’attends pas à me faire danser avec toi. »


Elle souriait, réfléchissant alors à l’idée que sa colocataire puisse danser, rien que pour ses yeux, sous ce toit.

« Eeeet… Effectivement, c’est plein d’idées et tout à fait… Sexy. » - elle appuyait le dernier mot avec un peu plus d’emphase. « Mais ça ne me dérange pas du tout, que tu danses devant moi, du coup. »


Elle lui souriait, oubliant un peu sa timidité du début de soirée. Elle se sentait carrément plus ouverte, à l’aise et peut-être même plus dans son élément. Sa question flottant encore dans l’air de la pièce et Sasha ayant déjà englouti une goulée de bière, elle sourit de plus belle devant une jeune fille qui buvait elle aussi sa gorgée. Ah ? intéressant. Divinement intéressant. La main de la doctoresse qui en temps normal était toujours sûre et stable tremblait légèrement. L’excitation, peut-être, la joie, aussi… Quoique niveau joie, Sasha balaya bien vite cette idée. Cela pourrait poser problème, plus tard. Ce terrain - qu’elle ne connaissait que trop bien - lui tendait ses bras et n’attendait qu’une chose : qu’elle s’engouffre dans la brèche pour laisser libre cours à ses envie parfois déviantes.

L’écoutant parler, Sasha se retenait vaguement quelques commentaires peut être mal venus, mais elle ne pouvait cesser de sourire. Et déjà, So Youn semblait balayer ses dires, passant directement à la question suivante. Hm. Pourtant, Sasha se devait d’intervenir, pour ne pas laisser les non-dits écraser ou empiéter sur cette relation naissante.

« En quoi violer une muette la ferait parler ? En quoi frapper plus fort ferait venir la voix que tu n’as jamais eue ? Parfois, les gens sont profondément cons. C’est accablant… » - elle soupirait, cachant l’once de compassion qu’elle éprouvait alors pour la jeune femme. Elle ne devait pas forcément apprécier qu’on se lamente sur son sort. - « Quant aux « je t’aime », c’est sur-fait, il y a bien des façons de le montrer, si on ne le dit pas, non ? » - elle soupirait - « Et il y a bien des façon de montrer son excitation, sans dire le moindre mot, je pense… » - elle inspira, prête à faire une confession, elle aussi. - « Je n’ai jamais eu envie d’essayer, avec les hommes. Cela ne m’intéresse pas, le cors des femmes offre déjà beaucoup à faire. »


Elle se retenait également de prendre dans ses mains celles de So Youn qui tremblaient. Déjà, elle en avait besoin, pour taper sur son téléphone et… Sasha n’aimait pas qu’on touche à ses mains, alors… Puis, la question suivante tomba comme un couperet. Cela devenait de plus en plus intéressant, décidément. Sa main tremblait de nouveau, tant et si bien qu’il lui fallu serrer un peu plus sa bouteille entre ses doigts. Vite, il lui fallait boire, pour masquer son « trouble ». En réalité, elle souriait, le plus discrètement possible.

Et puis… Et puis, lui fallait-il boire, à présent ? Sasha attendit que d’autres secondes s’écoulent, pour - peut-être - maintenir le suspens, alors que So Youn parlait de nouveau. C’était tout à fait enchantant, pour la jeune légiste qui la regardait d’un oeil nouveau.

« Oh ? Je m’en vois… Flattée et même ravie. Je suis également du genre à penser que la franchise est bien rare ces temps-ci, et que c’est fort dommage. »


Elle souriait, charmeuse et charmée, jouant avec sa bouteille entre ses doigts.

« C’est également bien récent, pour ma part. Je dirai même que la franchise engendre la franchise, non ? »


Alors, elle prit une grande gorgée de sa bière, lentement, jaugeant la réaction de la jeune fille. Elle n’attendit pas plus, pourtant, pour lancer sa propre question.

« Je n’ai jamais… » - elle réfléchissait encore, imaginant la tournure des choses. « Je n’ai jamais eu envie de sauter sur quelqu’un, juste parce que j’en avais envie, sans penser aux conséquences. »

Encore une fois, elle buvait. Elle espérait dérider un peu plus la jeune fille et - peut-être - forcer un peu les choses. Depuis qu’elle était là, elle n’avait pas pu laisser son corps parler pour elle, depuis qu’elle était là, elle n’avait pas encore ressentit le besoin de parcourir le corps d’une autre. Sasha avait toujours aimé avoir l’ascendant sur les femmes avec lesquelles elle se laissait aller aux délices charnels, et, d’avoir une jeune femme interessante et unique sous les mains, elle ne demandait rien de plus, finalement, ce soir. Elle avait de plus en plus hâte de voir ce que cette soirée pourrait lui offrir.

Nonchalante, elle se prélassait maintenant sur le canapé, presque fière de n’être que si peut vêtue, finalement.
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Ven 30 Sep - 20:31

Sasha s'avérait être une personne avec plus de cœur que sa colocataire ne l'aurait cru. L'entendre dire "parfois, les gens sont profondément cons" avait fait jaillir un petit rire muet chez la jeune fille qui approuvait ensuite totalement d'un hochement de tête mélancolique. Il y avait tant à raconter sur le sujet de la bêtise humaine, tant à exorciser chez elle, surtout. Notamment le fait que, même si Sasha est prompte à dénigrer les actions passées des autres, la coréenne ne parvenait pas à la croire totalement. Qu'elle méprise le viol ? C'est certain. Qu'elle ne veuille jamais entendre un "je t'aime" ? Beaucoup moins. Surtout au vu de la légère fascination qu'elle semblait entretenir en douce concernant son mutisme. "Je me demande quelle voix tu aurais", avait-elle dit, sans savoir que c'était souvent la phrase la plus fréquemment annonciatrice de quelqu'un qui finirait tôt ou tard par craquer et lui reprocher le silence. C'était un jugement dur et partial que celui-ci, un jugement conduit par la peur et les blessures du passé. So Youn le savait et se laissait couler dans cette mélancolie un peu apathique qui lui était propre par habitude, en se disant qu'elle laisserait le temps faire son œuvre, et verrait plus tard, bien plus tard...


Mais cela resterait en arrière-plan maintenant que le jeu était lancé et que, cette fois, elle répondait à sa question...très largement, même. Avouer à quelqu'un avoir fantasmé sur sa personne alors que vous venez de le rencontrer ? Audacieux. Être So Youn et faire la même confession à une "inconnue" ? De la folie ! Et pourtant, Sasha l'accueillit avec surprise, mais un étonnement qui ne semblait pas être désagréable. Elle prenait aussi un peu de couleur, jouait nerveusement avec sa bouteille et, même au fin fond de son esprit auto-dénigrant et paranoïaque, So Youn reconnaissait ces signes comme positifs, et pour cause : elle l'avait vu des tas de fois dans ses hentai ! Ce n'était pas la moue du mal-être, de la gêne qu'elle connaissait si bien et qui mettait de la distance entre les personnes, c'était la bouille toute séduisante de la jeune femme qui dit au "faceless male" des trucs comme "hmm, je sais qu'onii-chan aime bien quand je le touche iciii~❤". Après, on n'a jamais dit que So Youn avait le sens des réalités non plus !


Elle approuvait néanmoins lorsque la colocataire aux cheveux d'argent lui demandait si la franchise engendre la franchise. Et pour cause : depuis qu'elles avaient commencée à bavarder, les frontières de crainte disparaissaient comme l'ombre au-devant de la lumière pour faire éclater les vérités concrètes, belles ou non. Et So Youn n'en était pas effrayée, bien au contraire : avant cela, elle avait l'image d'une femme plus vieille qu'elle, plus froide qu'elle et... beaucoup plus flippante qu'elle. Impressionnable, son cerveau avait exagéré les traits de personnalité de Sasha en quelque chose qui était bien parti pour devenir "Misery", "Tatie Danielle" ou toute forme de peau-de-vache acariâtre et au ton de parole haut-perché, empli de jugements. Pas étonnant que la jeune fille était si seule, se dit-elle lorsqu'elle découvrait au contraire quelqu'un qui aimait papoter, boire, manger...quelqu'un comme tout-le-monde, en somme ! Quelqu'uuun... qui n'a "jamais eu envie de sauter sur quelqu'un, juste parce qu'elle en avait envie, sans penser aux conséquences". Wait, what ?!


So Youn regardait la gorge de son interlocutrice se mouvoir sous l'action de l'alcool et déglutissait doucement. Bien sûr qu'elle aussi devait boire : qui n'a jamais eu envie de sauter sur quelqu'un, de répondre au désir purement physique et irréfléchi ? C'est après coup que l'on devient adulte, que l'on se retient ou...qu'il est déjà trop tard quand on se dit que l'on aurait dû se retenir. Mais...Était-ce une perche tendue de la part de Sasha ? Incidemment, les questions précédentes les rapprochaient toutes deux, So Youn était bi', Sasha, carrément homosexuelle, et la coréenne venait d'avouer avoir fantasmé sur elle et, sans doute, l'inverse aussi vu que Sasha buvait, et même, deux gorgées. Avait-elle fantasmé deux fois ? Bon, en même temps, la danse ne devait pas être très innocente dans ce fait non plus, même si So Youn s'était déjà entraînée des tas de fois toute seule, sorte de plaisir coupable de deejay, et s'imaginait être un peu tarte, encore une fois par dénigrement personnel. Mais là, Sasha avait-elle été attirée par cette simple envie de bouger ? Lorgnait-elle depuis un moment les perles de sueur qui disparaissaient sous le haut de la coréenne ? Allait-elle lui mordre le cou lorsqu'elle plongeait la main dans sa culotte pour... ?


Perdue dans ses pensées, la jeune fille but sa gorgée... avant de réaliser qu'elle l'avait fait, regardant la bouteille, puis l'interlocutrice, puis son téléphone, et tapotant vite-vite :
Je veux dire, hypothétiquement, l'on a tous toujours eu envie de sauter sur quelqu'un un jour, à moins de n'avoir aucune libido ou imagination ! J'ai déjà rêvé que je sautais sur mes profs, des élèves beaux gosses, sur certaines danseuses, sur... sur Hyuna, tiens, la fille de la vidéo précédente ! Mais ce n'est pas pour autant que je le fais, hum..., dit le téléphone alors qu'elle se gratte la gorge. Le malaiiiise! D'ailleurs, je l'ai croisée une fois, Hyuna, sur un plateau de télé. J'ai pensé "Vous êtes magnifique, j'aimerai vous inviter à dîner chez l'italien puis vous faire l'amour toute la nuit, ça vous dit ?" et j'aiiii... juste agitée la main comme une fangirl coincée ! La piiire humiliation de ma vie, je pense ! Bon, pas vraiment "humiliation" vu qu'elle ne savait pas ce que je pensais, mais... Je regreeeette, je regreeette ! Ironiquement, avouer cela l'a détendue, persuadée que le malaise de sa confession efface celui du précédent aveu, et elle reprend à son tour la recherche d'une question :
Puisque l'on n'est parties sur de telles bases, cela diiit... Je n'ai jamais fait de choses sexuelles que la morale réprouve ?, sourit-elle. Et, bien sûr, je veux une anecdote !, ajoute-t-elle enfin avant de...boire, évidemment !

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Mar 4 Oct - 2:06


De son œil averti — et oserait-on dire acéré — , la légiste observait en silence la jeune femme qui attisait son intérêt depuis le début de la soirée. Non. Dire ça aurait été un mensonge. Elle avait titillé sa curiosité dès l’instant où elle avait franchi la porte de leur piaule, mais Sasha n’avait pas eu le temps, jusque là, de s’attarder sur ce « sujet ». Finalement, elle se prenait à penser que de côtoyer les vivants n’avait rien de bien « méchant », peut-être, ou que c’était nettement moins agaçant ou frustrant qu’elle ne l’aurait cru jusque là. Pourtant, elle ne pouvait nier que le mutisme de sa colocataire devait y être pour beaucoup, ou que cela l’enchantait tout autant que cela la frustrait.

La question précédente de la jeune DJ lui revint en tête et Sasha se perdit un instant dans les méandres de sa caboche, essayant d’imaginer ce que cela pouvait bien faire, de la caresser, de l’embrasser ça et là, et tenter de lui soutirer des soupirs lascifs et tout à fait charmants. Le hic, dans sa vision, c’est qu’elle n’arrivait pas encore à concevoir, à imaginer qu’elle ne fasse aucun bruit. Et cela la dérangeait. Son étroitesse d’esprit, son manque d’imagination et son irrespect envers la jeune femme la dérangeaient profondément. N’avait-elle pas dit, l’instant d’avant, que certains de ses amants avaient pu la violenter pour lui faire pousser un cri ? Elle trouvait ça répugnant, et, sans vraiment s’en rendre compte, elle serrait sa bouteille, presque jusqu’à faire blanchir ses doigts. Non. Non, elle n’était pas comme eux. Elle avait beau avoir ses déviances, elles n’incluaient pas que l’on manque de respect à quelqu’un et qu’on s’acharne sur un handicape, juste parce qu’on ne l’accepte pas. Elle déglutit, allégeant sa poigne et se concentrant de nouveau vers celle qui devait lui importer, en ce moment même :  So Youn.

Elle prit le temps de l’admirer un peu plus, sans inhibitions, et sans aucune pudeur, maintenant qu’elles avaient un peu plus tâtonné sur certains terrains glissants. Glissants… Ce mot lui assena d’autres visions en tête, si bien qu’elle du tousser, pour se forcer à les mettre de côté. Elle aurait voulu boire, mais elle avait déjà bu la gorgée qui lui était due, attendant bon gré mal gré que la jeune femme fasse de même, ou qu’elle passe à la question suivante. Pendant ce court laps de temps, Sasha reprit donc son « étude ». So’ n’avait rien à envier à quiconque. Et, même si effectivement elle n’avait pas de voix, il était certain qu’elle avait un corps à faire perdre ses mots à un érudit. Il n’y avait — à proprement parlé — rien à redire sur ses formes voluptueuses et fort bien exploitées, d’ailleurs.

Elle aussi ; d’après ce que Sasha pouvait voir, semblait perdue dans ses pensées. Et, à cet instant, la doctoresse aurait adoré lire dans sa tête, sonder ce qui pouvait bien se tramer dans ses méninges. Ah ! Au diable les règles, Sasha but une seconde gorgée, pour dissiper son trouble et faire passer la sécheresse qui lui prenait la gorge. La température semblait avoir exponentiellement grimpée, dans ce petit salon. La lumière, tamisée sans vraiment l’être, enveloppait les deux jeunes femmes d’un cocon cruellement intimiste et propice à… Propice à quoi ? Sasha avait tellement hâte de voir ce que la suite pouvait bien donner, se doutant un tantinet de la tournure que les choses pouvaient prendre… Si seulement.

Le silence qui durait depuis une poignée de secondes — seulement ?! — fut brisé par la voix du téléphone de la deejay. Sasha souriait, amusée, et presque attendrie. La téléphone semblait parler pour cacher un quelconque trouble et cela amusait la légiste. Elle avait bu. ENFIN, elle avait bu. Peut-être était-elle gênée de l’avoir fait, d’ailleurs, mais quelle importance ? Et, même si cela ne concernait pas Sasha — ce qui pouvait être débitable, à ses yeux — elle avait bu. Et, comme si elle pouvait flanquer sa demie-confession comme un tas de poussières sous un tapis, la voilà qui parlait d’une artiste pour — plus ou moins — changer de sujet. Sasha aurait pu rire un moment de cette situation, si la question suivante ne vint pas la gifler de plein fouet. « De choses sexuelles que réprimait la morale. » La légiste se crispa imperceptiblement sur le sofa. Cette question la dérangeait, parce qu’elle-même ne savait plus trop où se situait la morale. Qu’avait-elle fait, sexuellement qui pouvait être vu comme contre-nature…

« Hm… Whoua, on change carrément de level, dis moi. » — elle souriait, nerveusement, se dandinant sur le canapé et optant pour un timbre de voix charmant et dans la séduction. — « Laisse-moi réfléchir… »

Elle regardait sa bière, se mordillant la lippe. Non, sexuellement, elle n’avait jamais touché de cadavre. Et puis, le SM, c’était pas si dérangeant, non ?

« Disons que j’aime mêler la souffrance à l’acte sexuel, quand la partenaire est consentante. Ça rajoute du piment à la chose. J’aime sentir l’autre… Sous mon emprise. » — elle se raclait la gorge, lui souriant ensuite. — « Mais je ne sais pas si la morale réprime ce genre de choses… »


Elle inspira longuement, regardant la dernière gorgée qui attendait, seule, au fond de sa bouteille.

« En revanche, j’ai une confession à faire… » — elle s’approcha doucement de So Youn, presque timidement. — « Je trouve la mort absolument magnifique, les cadavres sont… Beaux. Et il se peut qu’une ou deux fois… » — elle murmurait maintenant, se penchant vers la jeune femme. — « J’ai été excitée par le cadavre de belles femmes. »


Elle se recula presque aussitôt, riant doucement, cachant toute sa nervosité derrière ce masque assuré.

« Je n’ai rien fait au cadavre, évidemment ! Alors bon… Dans le doute, je vais tout de même boire. »

Et donc, c’était à son tour. Comment faire, maintenant, pour dépasser ce stade ? Ah, il lui fallait du culot, du CULOT !

« Donc… Question suivante : je n’ai jamais… » — elle avait encore sa bière vide dans le creux de sa paume. — « Je n’ai jamais essayé d’accélérer les choses, en jouant à ce jeu, juste pour peut-être avoir quelque chose qui pouvait ; entre autres choses, m’intéresser ? »

Poussée par sa soudaine envie de pimenter encore le jeu, elle se releva, retira son haut pour le jeter par terre et prit une nouvelle bière, fraiche, pour boire la gorgée qu’elle venait de gagner. Elle se désaltéra exagérément et se rassit ; plus près cette fois-ci, de So Youn. Elle passa son bras sur le dossier du canapé, presque autour des épaules de la jeune fille, son soutien-gorge bien en vue. Et merde, au diable la subtilité, non ?
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Mar 11 Oct - 8:28

Manifestement, la question l'avait raidie. Aïe, se dit So Youn, serait-ce "la" question de trop ? Elle admettrait volontiers tenter le diable, aussi, avec ce petit jeu. Ça et les "action ou vérité" étaient les moyens les plus aisés -même si puérils- de connaître les secrets honteux de quelqu'un et, heureusement, aussi la façon la plus efficace de finir par en rire. So Youn préférait grandement ce jeu à "Action ou vérité" pour sa réciprocité. Dans l'autre divertissement, l'on se voit posé des questions indésirables dont on se venge avec des questions encore plus indésirables et... la sud-coréenne ne savait pas encore si elle oserait aller jusque là, en plus de se douter que c'était un coup à blesser l'autre par accident et finir sur des claquements de portes. Alors que là, il suffisait de boire, pas grand besoin d'expliquer...


Mais elle avait demandé une anecdote dans la foulée et...peut-être était-ce le plus gênant ? Mais son interlocutrice semblait radicalement prise au jeu et ne comptait visiblement pas s'en départir la première. Elle prit le temps de réfléchir, posément, stratégiquement peut-être, avant de parler d'aimer mêler la souffrance à l'acte. Là, c'est So Youn qui se raidit, un peu hésitante. C'était un sentiment mitigé que celui qu'elle avait à l'égard des comportements dominants, bien sûr : d'une part, elle avait été si "dominée" dans des précédentes relations de couple qu'elle en avait finie violée, alors comment accepter tout et n'importe quoi, elle qui porte un bâillon permanent et ne peut employer aucun safeword ? De l'autre... la vaste collection de hentai dont elle dispose aurait été incomplète sans des délires BDSM particulièrement profonds. Bible Black et compagnie avaient marquées ses plus belles séances intimes et elle n'avait aucun mal à imaginer Sasha la dominer. Enfin ! Dominer la situation, veut-elle penser ! Bien sûr ! Pas elle ! Non-non-non, oulaaah !


Le rouge des joues de So Youn se calma -enfin, pas vraiment- lorsque Sasha s'approcha pour lui faire une "confession" : la légiste, après tourner autour du pot prudemment, admit timidement éprouver une fascination pour... les cadavres ! Quoi de plus normal pour une légiste, mais So Youn passa de "Bible Black" à "Highschool of the Dead" en un éclair, avant de se calmer, puis de sourire quand celle-ci démentit avoir touché aux cadavres, puis boire sa gorgée. En un sens, c'était "mignon", artistique à sa façon et puis, nul doute que la pauvre légiste devait se passionner pour le morbide avec une telle vocation professionnelle. De plus, elle leva les yeux au ciel un moment pour se demander ce qu'elle ferait. Après tout, les corps résistent, se cachent, remuent sans arrêt quand ils sont en vie, mais ceux qui sont morts ? Imaginons deux secondes une belle actrice de cinéma décédée d'overdose... N'y aurait-il pas quelconque curiosité à simplement sortir son corps du frigo pour l'observer, nue, offerte, inanimée ? So Youn comprit cette pensée, puis elle se flagellait de comprendre un truc parfaitement déviant ! Mais bon, ce n'était pas le premier et ne serait certainement pas le dernier ! Où en était-on, déjà ? Ah oui, moment immoral ! Elle prit son téléphone et tapota joyeusement :
Je...comprends cette curiosité, je crois. Et je ne joue pas pour te juger, rassure-toi ! Pour ce qui est de mon propre moment amoral, c'est... assez fréquent, aussi. Je suis une DJ un peu spéciale, j'utilise une sorte d'armure robotisée pour mes concerts, en fait, ça fait partie du show. Et, hum, l'on y voit mon visage, mes mains, mais évidemment, mes fesses sont cachées dans ma combinaison, elle-même dans l'armure et... Est-ce que tu connais les "OhMyBod" ? C'est une sorte de sextoy commandé à distance par ordinateur qui peut vibrer selon certains scripts et, hum... une fois, j'en ai codé un pour le relier à ma musique... Elle se sentir rougir à la diction du téléphone, et rajouta quelques lignes. Je l'ai mis en place sous la combinaison, suis montée dans l'armure et, hum, alors que des milliers de gens s'éclataient du concert autour de moi, je m'efforçais de rester concentrée sur mon mix en ruinant ma tenue. Je veux dire... il y avait des samples de dubstep, par moments..., laissa le téléphone en suspens alors que la jeune femme commençait à s'éventer, toute gênée et souriante pour ne pas en dire davantage. Sinon, bien sûr, j'ai aussi, sous mes airs innocent, une grande passion pour tout ce qui est dessiné et érotique, et une bien trop grande et coûteuse collection de sextoys en ma possession ! Ça, selon bien des gens coincés, cela justifie d'aller en enfer, donc ça doit bien valoir ma gorgée de bière !, conclut-elle d'un clin d'œil complice. La bonne occasion pour sortir ce secret, aussi. Au moins ne sera-t-elle pas surprise si elle trouve des objets douteux dans sa chambre ou sur son ordi !


Vint ensuite la question de Sasha, un moment de répit pour So Youn, ou du moins l'espérait-elle. Elle regardait l'adulte hésiter, concernée par sa bière vide, avant qu'elle ne lui pose une question que So Youn peinait à interpréter, la grimace confuse et se répétant la phrase dans la tête pour la comprendre vraiment. "Essayer d'accélérer les choses en jouant à ce jeu pour peut-être obtenir quelque chose d'intéressant" ? De base, cela semble être le but-même du jeu, et c'est ce pour quoi So Youn cherchait à comprendre une allusion plus précise derrière cette interrogation. Et pendant qu'elle fût prise par ses pensées, elle vit du coin de l'œil une jolie blonde se lever et...enlever son haut ! Comme ça, tranquillement, sans pression ! Mais surtout, elle s'empara d'une nouvelle bière et se désaltéra d'une nouvelle gorgée. Oh. OH ! Donc, elle avait essayée d’accélérer les choses en jouant à ce jeu ! Et elle se rassit plus près de la coréenne, l'air détendu alors que celle-ci essayait tant bien que mal de ne pas lorgner la poitrine sous son nez, et le soutien-gorge qui la protège bien mal de son regard quand une jeune fille peut avoir une imagination aussi débordante et perverse. Elle hésite. Doit-elle prendre la perche ? Le veut-elle ? Oui, bien sûr que oui ! Alors... elle sourit en coin, car elle venait d'avoir une idée pratique.


So Youn but sa gorgée : bien sûr, elle jouait au jeu, et renoncer à cette règle était comme renoncer à une partie de Jumanji ! Toutefois, elle reposa la bière non loin et se redressa dans le canapé pour, à son tour, enlever son haut et s'exposer dans un joli soutien-gorge rose sport -ce choix nul, haha!- avant de prendre son téléphone pour expliquer son geste :
Bien sûr, l'on essaie d'accélérer les choses avec ce jeu, ne serait-ce que pour apprendre à se connaître, c'est un excellent moyen, et l'on ne pouvait que boire. Cela dit !, pondérait-elle d'un sourire avant de taper la suite, Vu que l'on a visiblement chaud et que l'on va manquer de bières, je propose une modification du jeu : au lieu de boire, on enlève un vêtement. La première nue reçoit un gage de l'autre. Deal ? ❤, fit-elle en tendant une main honnête et franche, son regard droit dans les yeux de la légiste. Ce prétexte bidon pour se mettre à poil... Mais elle avait encore ses chances ! Chaussettes, pantalon, soutien et culotte, au moins quatre questions avant d'avoir perdu ! Quant au gage...elle avait sa petite idée de quoi demander, ou de ce qui serait demandé si elle devait perdre. Elle devait être complètement folle ou ivre pour partir dans de tels délires, mais son subconscient avait d'autres raisons plus évidentes...qu'elle se garderait bien de formuler !


Une fois la chose entendue, c'était à son tour de poser une question. Maintenant, elle se concentrerait, comme au échecs, chaque mouvement compte ! Elle reprit le téléphone et demanda :
Alooors... Je n'ai jamaiiiis... été sexuellement attirée par une muette ?, puis elle sourit avec une légère fierté. Bien sûr, elle n'aurait pas à boire à cette question car si elle avait seulement connue une muette attirante, peut-être l'aurait-elle épousée car elle l'aurait forcément comprise, au moins ! Et si Sasha tentait de renvoyer le boomerang avec un "je n'ai jamais été sexuellement attirée par une personne non-muette", elle devrait retirer ^toutes deux un vêtement, ce qui arrange ses affaires de bien des façons ! Pas très dominatrice, la So Youn, mais futée en jeux vidéo, hahaa ! ❤

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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Lun 24 Oct - 17:01


Jugée. Sasha avait eu terriblement peur d’être jugée, pour une fois. Si ce que les autres pouvaient bien penser d’elle ne lui faisait rien, d’habitude, là, avec cette jeune fille, cette inconnue plus si « inconnue » que ça, cela lui importait tant. mais le coup ne vint jamais, alors, et c’est avec soulagement que Sasha lui sourit. Elle ne savait pas trop comment elle aurait pu réagir, et si elle aurait pu tout oublier de cette soirée, si So Youn avait eu peur ou l’avait écartée, trop apeurée par ses confessions.

Cela la soulageait tellement, finalement, d’avoir partagé ce « secret », cette « tare » avec elle, et elle sentit littéralement un poids se soulever de ses épaules. Elle ne semblait plus porter cette croix, ce fardeau sur ses épaules et sa « pénitence » lui sembla moins douloureuse et solitaire, tout d’un coup. La légiste lui sourit sincèrement, se sentant encore plus à l’aise - si c’était possible ! - et remerciait cette expérience de l’avoir attirée ici, et encore mieux : dans cette chambrée, avec cette jeune femme si particulière. Elle la « comprenait ». Ou tentait au moins de le faire, et c’était bien plus que Sasha aurait pu espérer, quelques années en arrière.

Et, quand i fut temps à So Youn de répondre à  sa propre question, elle sourit de plus belle, terriblement intéressée par les propos de la jeune femme. Elle l’imaginait sans peine se faire du bien, ainsi camouflée dans sa combinaison et aurait donné cher pour assister à ce genre d’expérience. Mais elles auraient bien le temps de voir, pour cela, non ? Elle ne savait absolument pas ce qu’était ce sextoy, mais elle n’avait pas le moindre mal à la croire sur parole quant à ses bienfaits ! Elle ne disait pas non, non plus, à voir d’un peu plus près sa, ou ses collections… Qui sait, peut-être pourrait-elle même jouer avec ?

« Me montreras-tu un jour tout ce que tu as…? En dessin entre autres chose. » - elle riait doucement, passant ensuite sa langue sur ses lèvres. - « J’ai tellement à apprendre, tu pourrais aussi m’aider, dans ce domaine, je suppose… »

Sa voix s’était faite voluptueuse et charmante, alors qu’elle ne prenait même plus la peine de dissimuler le désir qu’elle ressentait de plus en plus pour cette DJ. Elle la regardait boire, regardait cette gorge lisse se contracter et contorsionner comme le serpent biblique pour laisser passer le breuvage. Une fois encore, Sasha se passa la langue sur les lippes, se sentant assoiffée, encore. Mais il ne restait presque plus rien, l’alcool viendrait à manquer et… Mais, il avait fallu qu’elle prenne sa gorgée et la voilà qui trônait sur le canapé, le haut en moins. Oui, oui, elle avait voulu aller plus vite, parce qu’elle s’imaginait de plus en plus jouer avec ce corps fluet, « tendre » et qu’elle devinait d’une belle souplesse. Elle, qui, d’ordinaire aimait entendre ses amantes, ne trouvait pas si dérangeant de ne pas pouvoir l’entendre. Elle se prit même à sourire, à tenter de dissimuler un rire abruti alors qu’elle imaginait la voix du téléphone s’élever en onomatopée érotiques ! Mais, pour l’heure, Sasha dardait son regard sur la jeune deejay et attendait qu’elle en vienne à son tour. Le jeu continuait, et, la doctoresse fut une nouvelle fois surprise par las comparse et par son culot, bien plus osé que le site, apparemment !

Elle l’avait suivie, retirant également son haut pour dévoiler un soutien-gorge qui lui parut mignon, bien qu’enfantin. Elle n’en avait que faire, à vrai dire, elle mourrait d’envie de le voir tomber, lui aussi.

« Ça me va ! » - elle sourit à la jeune femme, avant de boire un peu de sa nouvelle bière pour étancher sa soif. Elles n’avaient - semblait-il - plis vraiment besoin de ça pour jouer, alors ! - « Tu pars déjà avec un avantage, je ne porte pas de chaussettes. »


Cela aurait du lui déplaire, ou lui faire peur, mais au fond, perdre ne lui semblait pas être si terrible, si elle arrivait à en voir un peu plus de la jeune femme… Elle se retenait de sourire, ou de trop trépigner d’impatience. Elle avait l’impression d’être retournée à ses années collège, quand elle voyait quelqu’un qu’elle trouvait beau. Un mec, à l’époque. Cette « lubie » ne dura pas, pourtant, et elle ne pouvait en être plus fière que ce soir, qu’en ce moment où So Youn posait sa nouvelle question. HA ! Finement trouvée, d’ailleurs.

D’une lenteur toute calculée, Sasha se releva, faussement pensive et fit glisser le bas de son pyjama le long de ses jambes. Une fois arrivé au sol, elle en « sortit » pour se retrouver en sous-vêtements devant So’. Elle souriait, mutine, alors qu’elle se rasseyait aux côtés de la jeune femme. Elle n’avait pas peur de se montrer. Elle n’avait rien d’un mannequin, elle se trouvait banale ; assez, au moins, pour ne pas déformer les visages de celles qui la voyaient en d’horribles grimaces.

« Bien. Maintenant que j’ai répondu… Je me lance. » - dans sa tête, cette phrase avait deux sens, mais So’ ne pouvait encore le savoir, de toute évidence. - « Je n’ai jamais eu envie de ma colocataire ? »


Voilà. C’était lancé, sans pincettes ni subtilité, mais en avaient-elles encore besoin ? Pour appuyer ses propos, Sasha se redressa légèrement, passant ses mains derrières son dos pour dégrafer son soutien-gorge. Elle le fit lentement glisser sur ses épaules avant de le jeter au sol. Elle but une gorgée de sa bière avec une nonchalance qui masquait sa nervosité, et, alors qu’elle aurait eut-être du s’arrêter là et attendre que sa vis-à-vis réponde, elle se déplia souplement et grimpa sur le canapé, pour se glisser presque entièrement sur la jeune femme. Elle ne l’avait pas quittée des yeux, elle n’avait pas cillé, et, poussée par une envie qu’elle ne pouvait plus réfréner, elle se pencha vers son oreille, son souffle chaud battant contre sa peau alors qu’elle ouvrit la bouche pour susurrer quelques mots.

« Faut-il que je t’enlève moi-même quelque chose, So Youn ? »

Elle n’attendit pas plus, son propre corps frissonnant par cette proximité qu’il avait attendu : lentement, elle attrapa le menton de la jeune femme entre ses doigts, délicatement, elle lui releva le visage pour déposer un baiser sur ses lippes. Il se voulait d’abord léger, presque volatile, mais bien vite, il se fit plus pressant, alors que Sasha glissa sa langue avide contre les lèvres rosées de sa colocataire dont elle avait - s’il eut été utile de le dire - monstrueusement envie.
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MessageSujet: Re: Silence makes rooms even bigger!   Mar 25 Oct - 8:28

La température de la pièce semblait monter à vue d'œil et exploser le thermomètre comme dans un cartoon ! Après avoir parlé de ses dessins et jouets, voilà que Sasha était intriguée. Partagerait-elle la même passion ? Enfin, tout-le-monde apprécie l'art, mais qu'en est-il de certaines perversions ? So Youn se mit soudainement à repenser à certains de ses articles, des sextoys d'animaux mythologiques et de monstres de jeux vidéo, des animes parfois gores, surpassant les limites et qui, elle-même, lui avait presque donné envie de vomir à plusieurs reprises mais qu'elle garde pour d'autres scènes particulièrement osées entre deux délires scatophiles auxquelles elle saute directement lors de ses visionnages, et puis... même sans cela, une personne perverse ne devrait jamais avoir à montrer sa collection. C'est un peu trop... personnel ? Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si Sasha la mettrait dans toutes sortes de catégories après visionnages ou lecture, des identités absurdes issues de son inexpérience. Et en même temps, il n'y avait qu'une seule méthode pour empêcher le drame : prendre son initiation en main !
Elle allait donc répondre positivement à sa demande, acquiesçant déjà de la tête et... bloquant de remarquer comme Sasha la toisait à cette idée, noyant ses pensées dans l'alcool et la suite de la conversation. Voraaace~❤


Le jeu se prolongeait, les règles changèrent et les soutien-gorges étaient exposés. Elles commençait effectivement à se connaitre lorsque la légiste approuva ce changement et So Youn n'en fût guère étonnée. Elle avait même comptée les chaussettes, ce qui fit silencieusement rire la sud-coréenne, appréciant son esprit compétitif ! Mais pas autant que l'asiatique qui sembla ravir le premier point de cette nouvelle version du jeu, observant ensuite en finissant sa bière sa rivale se lever et faire glisser son pantalon de pyjama le long de ses jambes délicieusement douces et pâles. Certes, ce ne sont que des jambes, des cuisses mais, dans le contexte, il y avait comme une envie de l'effleurer du bout des doigts qui semblait se perdre. Ça et une adorable petite culotte, encore un fétiche sur la longue liste des déviances de l'Asie ! Pour la taquiner, elle ressortit un sample tout bête de sifflement de rue de son téléphone, avant de lui afficher un grand sourire niais et taquin.


Toutefois, c'était à son tour de redouter l'assaut : une question serait posée et elle devrait y répondre avec ses propres vêtements. Petite boule dans l'estomac qui apparaît soudain pour nous rappeler comme l'on est bien au chaud sous sa tenue et qu'on n'a pas trop envie de l'enlever, même s'il fait bien assez chaud au-dehors !
"Je n’ai jamais eu envie de ma colocataire ?" Elle visait encore le point facile, mais elle devrait se dénuder à son tour, et il y avait les chaussettes du côté coréen ! Pourquoi une victoire aussi simpl-oulah ! Avec un geste tout naturel, le soutien-gorge de Sasha disparut ! So Youn fit des yeux ronds, puis le rose frappa ses joues alors qu'elle contemplait une poitrine plus séduisante encore que la vue précédente, munies de pointes roses légèrement raffermies par le froid qui n'appelait qu'à un seul traitement : être croquées. Elle demeurait là, buvait allègrement sa bière et So Youn, un rien tétanisée, finit par s'emparer du téléphone pour rétorquer un compliment. C'est alors que Sasha, réunissant son courage, vint subitement se presser contre le petit corps coréen. Prise dans le plus agréable des pièges, elle posa lennntement sa bière vide et sentit le souffle chaud lui émoustiller l'âme en demandant si elle devait lui retirer quelque chose. Tout aussi surprise, elle acquiesça doucement, lui laissant tacitement le choix du vêtement alors qu'elle ne quittait plus sa colocataire de ses iris dilatées.


Puis, Sasha se redressa, captura le menton de son homologue et le redressa pour y apposer un doux baiser. Tout du long de l'intervalle de temps requis, So Youn, se répétait sans cesse "elle va le faire ? Elle va le faire ?" jusqu'à ce qu'elle le fasse et que ses yeux s'écarquillent. Puis la légiste se rétracte doucement et se veut non-invasive avant de changer d'avis et dévorer ses lèvres, assaillant d'un coup de langue qui a tôt fait de clore les yeux de la coréenne dont le téléphone tomba mollement dans le canapé. Ses mains subitement revenues à la vie enlaçaient le corps pâle qui la dominait et glissait de chaudes caresses le long du dos alors que, les joues subitement chauffées, elle entrouvrait ses lèvres pour lui conférer l'accès entre ses lippes au petit bout moite et arrondi de sa langue douce, tapotant la pointe de sa jumelle pour s'en écarter immédiatement avec gêne, puis se rapprocher à nouveau avec douceur, prenant lentement goût à la saveur de Sasha, à caresser cet appendice comme sa peau, ses mains tremblants déjà bien moins alors qu'elle prend de grandes inspirations et expulse des soupirs désirables. Pourquoi cela devait-il être aussi attirant, bon sang ? So Youn sentait ses pensées absorbées par ce baiser, son corps accro à son contact au plus il passait de temps à la toucher… Luttant contre soi-même, elle reprit le téléphone et pianota en aveugle pour qu'il casse la magie et la fasse sourire :
Je n'ai jamais embrassé la première~❤ Elle s'en fichait bien de perdre pantalon et chaussettes, elle avait gagné le gage. Et elle la verrait toute nue !

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Silence makes rooms even bigger!
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